Par Yves Espaignet

Après avoir structuré son groupe TGL et installé son siège social place Tolozan, Thierry Glories intervient désormais sur l’ensemble du grand sud-est et s’implante à Paris. A l’horizon 2020, il vise 200 millions d’euros de chiffre d’affaires.

La présence de Floriot à Lyon s’affirme en raison des réalisations et des projets renforçant la transformation de la métropole. Les réhabilitations de l’hôpital Debrousse et de l’ancien siège de la Banque de France sont suivies d’une liste de grands chantiers en cours ou en préparation comme le siège du groupe LDLC à Limonest et la future Arena de l’Asvel Basket (10.500 places assises) à Villeurbanne Croix-Luizet. Tony Parker a retenu après appel d’offre deux acteurs régionaux alliés pour en assurer la conception, la réalisation et l’exploitation : Floriot immobilier (TGL group) et DCB international. Et Thierry Glories d’expliquer ce choix en une phrase : « c’est avant tout une rencontre humaine qui a fait la décision ». Son groupe réalisera également la Parker Academy à Gerland. Les « rencontres directes, humaines » ont compté dans son parcours. Lui, qui, depuis la fin de ses études d’ingénieur, a gravi tous les échelons au sein des groupes Bouygues et surtout Vinci pour atteindre une direction nationale, tenait à être son « propre patron ». Sa rencontre avec Michel Garde, PDG de Floriot en 2006 à la recherche d’ « un repreneur humain et indépendant », a abouti à son arrivée à la tête de la société l’année suivante. Depuis il n’a de cesse de faire grandir son entreprise ! Le chiffre d’affaires est multiplié par deux en cinq ans (1) : «le choix stratégique a été de réinvestir dans l’entreprise pour mener une politique de développement, alors que nous étions au début de la crise économique.» L’année 2013 marque une nouvelle étape déterminante car, devenu seul actionnaire, il décide de repenser son organisation avec la création d’une holding TGL group et de mener une forte politique de croissance externe « afin d’intégrer de nouveaux acteurs, parfaitement reconnus au sein d’une même entité, tout en conservant la marque, l’identité de l’entreprise et ce, dans le souci de mieux appréhender les marchés.»

Au cœur de la Presqu’île lyonnaise

Cette logique de s’appuyer sur une holding lui permet de conforter les liens transversaux entre ses filiales. L’installation de son siège place Tolozan au centre de Lyon, dans un immeuble à l’intérieur repensé avec un puits de lumière, véritable vitrine des savoir-faire détenus, témoigne de sa volonté de diversification dans la cohésion. TGL comprend désormais trois pôles d’activité (construction, immobilier, services) et dix-huit filiales. Des sociétés comme Puzzle, Artefact, Charbonnel interiors ont rejoint le groupe. Floriot travaux maritimes est créée à Sainte-Maxime avec pour objectif d’investir le marché des aménagements portuaires. Après la réalisation des nouveaux bureaux de Bosch à Saint-Ouen, il réalise un grand chantier « Eclat » à Massy-Palaiseau et affirme ses ambitions franciliennes avec l’ouverture d’une agence « Paris-Île-de-France ». Dans la présentation de sa logique de direction, s’il insiste sur l’indépendance de sa société, sa dimension d’ETI (entreprise de taille intermédiaire) avec 350 salariés lui permettant des réponses rapides, Thierry Glories rappelle avec constance que pour « avoir une entreprise pérenne et conserver son indépendance, il est nécessaire de se développer ». Aussi pour les prochaines années, le cap est clairement montré : conforter l’assise financière de TGL groupe afin d’atteindre le seuil de crédibilité fixé et de rajouter « cette dimension nous est nécessaire pour accéder à la commande publique ». Lui qui a effectué son parcours professionnel dans une « major company » ne pouvait pas en ignorer l’importance économique. D’ailleurs sa nouvelle trajectoire montre qu’il ne laisse rien au hasard !

  • Evolution du CA : 110M€ en 2013, 150 M€ en 2016