“Mon rituel ? Travailler le 1er janvier pour souhaiter une bonne année à Monsieur Paul, et surtout, pouvoir lui faire la bise…”
“Mon rituel ? Travailler le 1er janvier pour souhaiter une bonne année à Monsieur Paul, et surtout, pouvoir lui faire la bise…”
L’Auberge de Collonges ? Un rêve depuis son Alsace natale. À Roderen, petit village d’à peine mille personnes, proche de Mulhouse, le p’tit Max – déjà grand, par la taille ! -, s’imagine dans le milieu de la restauration.
“Raph’ ? C’est un breton…” Olivier Couvin a les yeux goguenards ; sourire, en coin. Gilles Reinhardt acquiesce. Tous deux veillent particulièrement sur ce garçon qui, en retour, confesse “être proche de deux personnes, au sein de la brigade, les chefs.”
L’enfant de La Clayette (en Saône-et-Loire), a pris la clé des champs. Parce que de prime abord, c’est la reprise de l’élevage paternel de vaches charolaises, qu’il aspirait à reprendre.
“J’étais rêveur, je dessinais ; sportif, aussi.” Il regarde par la fenêtre, les yeux tournés vers le ciel. Il était ? Ne le serait-il pas toujours, rêveur ?
“Nous restons indispensables, tant que nous sommes présents.” Qu’il se rassure, même parti, Jean-Philippe Merlin restera indispensable, au moment de s’attarder sur le devoir mémoriel qui sied à cette Maison : quarante-quatre ans de présence, en 2024 !
La cuisine et la France l’ont toujours fait chavirer. L’enfant de Sacile – petite cité du Frioul Vénétie-Julienne -, de vingt-mille âmes, a toujours eu pour objectif, ce point d’horizon à atteindre.
Commettre sciemment une infraction en se disant qu’elle restera sans conséquence notable permet de disposer d’une tribune de propagande.
Daniel Abdallah sourit, toujours. À la vie, à Paul Bocuse, à l’Auberge. Au destin.
Et dire qu’au crépuscule de sa vie, Paul Bocuse était persuadé qu’après son départ, “il n’y aurait plus rien.” Pour le coup, ce visionnaire anticonformiste s’est bien planté. Et dans les grandes largeurs.