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/ LES INTERROGATOIRES à KGB 


 

 

Signes particuliers sur votre carte d’identité ?

Alors là, vous allez être franchement déçu parce que je n’ai pas de carte d’identité. Je n’ai pas réussi à la refaire depuis tellement longtemps.

Parce qu’il faut bien qu’on s’assure que vous êtes bien André Soulier ! On ne sait jamais !
Haha… Voilà mes cartes de crédit ! En voilà deux cartes dont je suis très fier, c’est celle membre du parlement européen et l’autre c’est tribune officielle en tant que conseiller de la Ligue Nationale de Football.

 

Profession des parents ?

Là, je vais être sérieux une minute. Ma mère a été une presque-orpheline de la guerre de 14, et elle a été placée à 12 ans comme bonne chez le président de la Foire Internationale de Lyon, qui s’appelait à l’époque Charles Tousot. Maman a servi à table Edouard Herriot à la fin des années 20 et un jour en 1932, un jeune type qui était charbonnier, est venu par la porte de service livrer le charbon et c’est la petite bonne qui a ouvert la porte. Un an après, je suis né. Donc je suis le fils d’un ouvrier charbonnier et d’une petite bonne.

Qu’a fait votre père par la suite ?
Par la suite, il a fait deux choses : Il a été chauffeur routier, il a tenu pendant quelques années l’épicerie d’une de ses sœurs, puis il a été victime d’escrocs marseillais, c’est pour cela qu’avec Marseille, c’est toujours un petit peu difficile pour moi. Il a donc été mis en faillite et quand je me suis marié, ça a été extraordinaire. Ma mère m’a dit : « Tu sais, on a pu acheter à crédit trois poulets et cinq boîtes de petit pois. » Ensuite il a travaillé à l’entreprise ferroviaire comme ouvrier manutentionnaire et il a fini sa vie, les 20 dernières années de sa vie comme chauffeur de taxi. Donc, ce n’est ni Neuilly, ni le boulevard des belges.      

 

Non c’est Zola ! Avez-vous des frères et sœurs ?
Deux frères. Nous sommes une famille d’hommes. Trois fils chez mon père, trois fils chez moi, j’ai un dernier fils qui à trois garçons également. C'est-à-dire que nous, les femmes on va les chercher, on ne les produit pas. Les femmes ne sont pas un produit de la « ferme Soulier ». (Rires)


Vos études secondaires et supérieures ?

Alors, comme on n’était pas riche du tout, mon père… Il a fallu faire un choix, c’est donc le fils aîné qui est allé au lycée Ampère, d’abord impasse Catelin, tout de suite en 1945, après la libération, juste en face d’un local sinistre, je l’ai appris plus tard, où la milice arrêtait et torturait. Donc Lycée Ampère, faculté de droit, Institut d’Etudes Politiques…

Jusqu’à votre diplôme d’avocat ?   
Jusqu’à ce que je devienne avocat en 1959.  
 

Avez-vous fait votre service militaire ?
Oui ! J’ai été appelé en Allemagne, en 1957, là j’étais déjà jeune marié et j’avais déjà un fils, qui était Jean-Luc, celui qui est devenu avocat. Mon frère est parti pour l’Algérie. Hors on ne pouvait pas envoyer deux garçons là-bas au même moment. J’ai donc fait mon service dans l’armée de l’air à Dijon où j’ai été au Commissariat de l’Air.     

 

Quelle est votre situation matrimoniale actuelle et combien d’enfants avez-vous ?

Marié, trois garçons.

Que font-ils dans la vie ?
Le premier, Jean-Luc, est avocat, c’est mon associé. Le deuxième, Bertrand, qui est avec moi ce soir est comédien à Paris et le troisième travaille dans l’immobilier. Les camarades de classe de mon fils aîné, Jean Luc, mon associé d’aujourd’hui –ont longtemps considéré que nous étions des riches, des parvenus, parce que à chaque examen de 1er année, de 2ème année, de 3ème année de droit, le matin à 7H45 un taxi, toujours le même, le déposait devant la faculté de droit. A midi était là pour l’attendre, à 2H00 le ramenait et le soir, à la fin de l’examen, le reprenait. Et pendant des années, des copains ont pensé qu’on louait un taxi à l’année et un jour un camarade a interpellé Jean-Luc en disant: « Quand même, ton père avait déjà les moyens à l’époque ! » Et Jean Luc a du expliquer que celui qui venait le matin, le chercher à la maison et qui l’attendait, c’était son grand père, chauffeur de taxi. Qui ne voulait pas que son petit-fils ait le moindre retard à ses examens. Voilà, et ça a duré des années comme ça et tous ses copains disaient : « Et ben mon vieux, ils la ramènent ces Soulier ! » (Rires)   

 

Quel est le nom de jeune fille de votre première épouse et dans quelles circonstances l’avez-vous rencontrée ?
Monique Himbert, c’était une très jolie jeune fille, qui était secrétaire de direction de Berliet.

Dans quelle circonstance l’avez-vous rencontrée ?
Je l’ai connue parce que nous habitions le même quartier et puis voilà, les choses sont aussi simples que ça. Et ce que je dois dire, car comme nous n’avions pas d’argent, que mon père était dans les difficultés et c’est elle qui m’a permis d’achever mes études. Je lui en suis reconnaissant.            

 

Suite de l'interview