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P E O P L E ... Presse
/ LES INTERROGATOIRES à KGB 


 

 

Vous devenez au fil des années un éditeur prospère avec de nombreuses affaires liées à des collectivités locales. Certains prétendent que vos amitiés maçonniques ont été judicieusement mises à profit...

Alors effectivement, le créneau que j'avais choisi c'était les collectivités locales. C'est là-dedans que j'avais fait une belle percée mais à ma connaissance...

 

Vous nous parliez des Pradel, des Béraudier, tout ça gravitait...

Attendez, ça c'est la même histoire qu'Edouard Herriot. Pradel n'a jamais été franc-maçon, Béraudier n'a jamais été franc-maçon, comme Edouard Herriot n'a jamais été franc-maçon. Edouard Herriot était cerné de francs-maçons. Chez Pradel, il devait y en avoir deux ou trois. Francisque Collomb n'a jamais été franc-maçon. Alors c'est vrai qu'on lui a fait présider un jour un déjeuner de franc-maçon, le pauvre il ne savait pas trop où il était. Ses copains Bullukian et compagnie, des gens de son âge, lui avaient dit « Viens ».

 

En 1969 vous êtes entré en franc-maçonnerie ?

Oui.

 

C'est quand même le contexte lyonnais qui vous a fait y entrer ?

Non, c'était un ami de Grenoble qui avait quarante ans de plus que moi, qui est un homme pour qui j'ai beaucoup, beaucoup d'affection, qui était un industriel de Grenoble et qu'on appelait « Mon Colonel ». Il était colonel de réserve et puis il était une espèce de baroudeur parce que à cinquante-quatre ans il a divorcé, il avait épousé une dame beaucoup plus jeune que lui, et il est parti comme volontaire en Algérie. Un jour il m'a dit « Vous me plaisez bien, vous devriez venir. Vous avez déjà entendu parler des francs-maçons ? » « Oui vaguement par mon père ». J'ai demandé à mon père qui était aveugle et qui était chez moi à ce moment là : « Papa, tu sais quoi toi des francs-maçons ? » « En général, c'étaient des gens bien mais moi j'étais trop pauvre pour qu'on me le demande »

 

Votre société SEDIP réalise 35 MF de CA en 1989 mais la belle machine se grippe avec l'arrivée aux affaires de Michel Noir et de son gendre Pierre Botton qui vous sucrent les juteux contrats de régie liés au journal municipal. Quelle était la raison de cette haine réciproque ?

D'une part, il n'y avait pas de haine réciproque au départ, je n'ai jamais trouvé Monsieur Noir sympathique pour ma part mais je lui reconnaissais son talent d'homme politique. Quand il est arrivé, j'avais quatre contrats, deux avec la ville de Lyon, deux avec la communauté urbaine Je m'explique. Le bulletin de la ville, qui existe toujours, qui est fait aujourd'hui par mon ami et ancien collaborateur Hervé Bal, qui vend des petits pavés publicitaires très chers, on touche 40% de commission et on reverse à la ville 60%. En revanche, j'avais deux contrats importants, énormes, enfin ce qui avait fait l'ossature de la boîte c'était « Vivre à Lyon » et « Courly Information » 480 000 exemplaires, mais ces contrats là étaient des marchés publics issus d'appels d'offres. Ma chance a été que Monsieur Noir, que je continue à considérer comme un homme pas très intelligent, a oublié que c'était lui qui siégeait à la Commission d'attribution parce que Francisque Collomb était sénateur et était à Paris.
 

Suite de l'interview