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10 mai 2004

 

La cure de jouvence de la gare des Brotteaux

 


 

De notre correspondant Arnaud Curt

 

Lorsque l’on évoque aujourd’hui la gare des Brotteaux, on pense immédiatement à la fête, aux bonnes bouffes, et aux enchères, en occultant  son passé ferroviaire. Or, depuis Novembre 2002, des artisans opèrent un lifting sur la toiture et la façade du bâtiment pour lui redonner sa noblesse d’antan.

 

« Viens, on va aux Brotteaux ! », est l’une des expressions les plus courantes chez les lyonnais qui cherchent à s’amuser en fin de semaine. Si l’on prend la même phrase et qu’on la transpose un siècle en arrière, on constate qu’elle a une tout autre signification. En effet, la gare de la place Jules Ferry générait tout les échanges ferroviaires entre la capitale des Gaules et Genève. De plus, elle joua un rôle prépondérant durant la grande guerre en étant l’un des principaux points de départ et de retour des soldats mobilisés. Elle conserva ses activités de « gare » jusqu’en 1983 et son remplacement par la gare de la Part-Dieu, jugée plus adéquate pour accueillir le TGV.

 

Après avoir été classées Monument historique en 1983, les façades, toitures et la salle des pas-perdus du bâtiment des voyageurs s’ouvrent à d’autres activités. Elles verront en une vingtaine d’année l’implantation de nouvelles activités comme l’hôtel des ventes de maître Anaf, de la brasserie « l’est » de Paul Bocuse et de clubs comme « le boudoir » ou « le first ».  Pour conférer à l’établissement tout le prestige qui lui est du, un vaste programme de restauration a été lancé en novembre 2002 par l’architecte en chef des monument historiques Didier Repelin et l’atelier Arche. Il comprend entre-autre la refonte de la toiture à l’identique, ce qui sous-entend l’enlèvement complet de la toiture actuelle et son remplacement par une toiture parapluie durant toute la durée des travaux. A cela s’ajoute la restauration des façades et de la marquise.

 

C’est le 5 mai dernier, que Gérard Collomb vint visiter la fin des travaux sur la toiture et les façades de l’aile Genève (la partie où se trouve l’Est) ; en effet, la mairie subventionne la restauration de la gare à hauteur de 400 000 euros (sur un montant total de 7 141 000 euros). Accompagné par Patrice Beghain et Sandrine Frih, il suggéra aux maîtres d’ouvrages d’ « aller chercher des subventions à la Région et au département… »

 

La fin des travaux, prévue en avril 2006, nous laisse présager des sorties nocturnes dans une gare flambant neuve !

 


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