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12 novembre 2001

 

Les routards sont fatigués !

 

 

Le routard lyonnais, millésimé 2002, est un véritable catalogue de lyonnaiseries. Des quenelles à la ficelle (non, pas celle de votre string, mesdames !), il ne manque rien. Un routard aux allures de soixante-huitard attardé… avec des difficultés certaines pour manier la souris : la rubrique Internet est particulièrement pauvre (6 sites). Pour un gobbe trotteur, c’est pas génial ! Seule la visite guidée de notre capitale et de ses principaux monuments sauve cette cuvée.

 

Le Routard s’est toujours fait fort de dénicher les bons plans des villes qu’il traverse. Avec une attention particulière pour les choses de la chère… Que nenni ! De pieuses attentions tombées dans les oubliettes de l’histoire… 

 

Questions restaurants, l’édition lyonnaise confirme sa nouvelle vocation d’attrape touristes : vos adresses préférées sont définitivement rayées de la carte (à l’exception des grandes tables, comme La Tour Rose, ci-dessus). Tant mieux ! Vous ne risquez pas de vous retrouver attablé aux côtés de nippons bardés d’appareils photo (impossible de les confondre avec les paparazzi de Lyonpeople) ou d’un bedonnant américain arrosant de Coca-Cola un Saint Marcellin de la Mère Richard

 

Quant aux établissements de nuit, seuls la Marquise et le Fish trouvent grâce à ses yeux. Dans ce qui ressemble fort à un jugement de Salomon ! Les clichés vont bon train… A le lire, on se croirait à Miami (p.97) : « Filtrage rigoureux à la limite de la paranoïa et visages inconnus systématiquement repoussés, sauf si vous garez devant l’entrée votre Ferrari violette et que vous laissez ostensiblement dépasser une liasse de dollars de votre poche ».

 

Emblématiques des nuits lyonnaises, toutes générations confondues, les quais de Saône sont descendus d’une seule flèche (p.98) : « Un peu en amont de la Saône, commence le très animé quai Pierre-Scize, mais, définitivement, nous n’accrochons ni sur les endroits, ni sur leur clientèle ».

 

Des routards donneurs de leçons, incendiés par Michel Houellebecq dans Plateforme *. « En somme ces routards étaient des grincheux, dont l’unique objectif était de gâcher jusqu’à la dernière petite joie des touristes qu’ils haïssaient. (…) Le plus pénible était sans doute ce ton tranchant, calme et sévère, frémissant d’indignation contenue (…). Des connards humanitaires protestants, voilà ce qu’ils étaient, eux et toute la chouette bande copains qui les avaient aidés pour ce livre, dont les sales gueules s’étalaient complaisamment en quatrième de couverture… » (ci-contre NDLR)

 

Après une torpille pareille, difficile de se relever. Direction : Le Formule 1 le plus proche ! Moins de risque d’être dépaysé…

 

* Editions Flamarion, 131F
 


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A suivre, Un Petit Paumé qui porte bien son nom

 

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