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12 novembre 2001

 

Un Petit Paumé qui porte bien son nom

 

 

Le Petit Paumé, c’est comme les passages obligés… On a toujours une énorme envie d’aller fourrer notre nez (de fouine) dedans… Surtout quand c’est fait par de jeunes boutonneux fort prétentieux. A tout seigneur, tout honneur, nous nous rendons illico presto à la rubrique Web… Stupeur ! Deux boutiques qui se courent après, trois sites qui se battent en duel… bref un désert qui n’a rien de virtuel ! 

 

Interrogé par téléphone, un équipier (pas vraiment RPPP) m’explique benoîtement que « l’Internet n’est pas la priorité du Petit Paumé ! » avant d’avouer, dans la douleur, que le PP avait décidé de favoriser son propre site ! Reléguer ainsi dans la cuvette des WC une des passions estudiantines les plus en vogue… Les campus apprécieront…

 

Autre absent de marque cette année, la Part Dieu. Depuis 20 ans déjà, les graphistes faisaient preuve de créa pour intégrer le centre commercial sur la dernière de couverture dans l’esprit du guide. (ci-contre l’édition 1999/2000). En retournant le guide 2002, on tombe sur une pub… du Crédit Agricole ! « Que passa, senior PP ? » La négo annuelle aurait achoppé sur une question tarifaire : « On a fait comprendre à la Part Dieu qu’ils n’étaient pas en terrain conquis ! » assure le quidam avec un certain panache.

 

Passons rapidement sur la première moitié du guide (véritable piège à pub) pour nous intéresser aux restos et à la nuit. 

 

Les rues « à touristes» (Mercière et Marronniers) demeurent des proies faciles pour nos intrépides rédacteurs qui n’ont toutefois pas osé s’attaquer une nouvelle fois au Mercière de Jean-Louis Manoa à qui ils réservent même une excellente critique. 

 

La nature ayant horreur du vide, cette fois-ci, c’est le Saint Joseph qui ramasse ! (Qui s’en plaindrait ?) Petite ballade rue des Marronniers où les Trois Tonneaux (malgré une pub) sont roulés dans le caniveau (p.215). 

 

Un peu plus haut, c’est au tour des Trois cochons de prendre une volée de plomb (p.207). Au numéro 5 de la rue éponyme, Le Marronnier est attaqué à grands coups de tronçon-neuse (p.239). Dans le registre judiciaire, Chabert et Fils frisent la correctionnelle (p.237)… Quant au Mange sans faim (rue Laurencin), la lecture de sa critique risque fort de vous couper l’appétit (p.209).

 

Au rayon clichés, le 42 et « ses bacheliers, souvent un peu hautains, qui claquent l’argent de leurs parents dans des bouteilles de vodka » se font gentiment allumer (p.352). 

 

Tout comme le Bus Café « beau bar tranquille (…) qui se transforme en fin de semaine en défilé de mode où chemises à ressort, débardeurs en cœur et belles Rolex se partagent la vedette… » (p.353)

 

Mais nous vous avons gardé le meilleur pour la fin : le rédacteur en charge de la Brasserie des Brotteaux souligne que son « magnifique plafond voûté (où a-tu vu ça mon gars ? NDLR) peut presque seul justifier les prix élevés ». Sic. Des paumés qui ne voient pas plus loin que le bout de leur nez… On les imagine tout à fait au Guide du Routard dans quelques années. Sans avoir à se déguiser !

 


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A suivre, 
L’artillerie lourde du Petit Futé

 

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