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12 novembre 2001

 

L’artillerie lourde du Petit Futé

 

 

Cette année, le Petit Futé a changé de patron. La belle Coralie Deleage exilée en Suisse, c’est Frédéric Contou-Carrère (ci-dessous) qui a été intronisé lors du lancement de l’édition 2002 à bord de l’Hermès (voir chronique). Le concept n’a pas varié d’un iota. On a en mains un véritable annuaire (style Pages jaunes) en moins rébarbatif et en plus coloré. Sans se départir d’une plume parfois corrosive. Jugez-en plutôt !

 

Du balai brosse au nain de jardin, des antiquités aux maisons de retraite… on trouve de tout dans l’édition lyonnaise du Petit Futé. Deux fois plus d’infos pratiques et trois fois moins de pub : c’est là que se situe, sans doute, la grosse différence avec son ennemi juré du Petit Paumé

 

Même s’il faut débourser 49F pour l’acquérir. A titre d’exemple, les amateurs de lingerie masculine sont servis (Slipissimo et Villebrequin p.117) tout comme les internautes (p.72 et 130).

 

La seconde moitié du guide est consacrée à la ripaille, c’est celle qui nous intéresse le plus. Côté restos, les commentaires sont souvent élogieux et argumentés (une bonne dizaine de lignes par établissement). Au pire un petit bémol, comme pour l’Arcadius, rue Mercière (p.152), des regrets vis à vis du Salmon Shop (p.207) ou une Lapalissade pour le Bistrot Carnot (p.154).

 

Dans ce climat fort consensuel, on se trouve fort (agréablement) surpris en dénichant la critique du Bistrot Romain, rue de la Ré (p.155) où il est dit que « le carpaccio de bœuf reste accroché à l’assiette ». Et oui, il n’a sans doute pas envie de mourir deux fois ! Dans la série « torpilles », on a rarement vu pareille rafale : « Dès le début, la serveuse manque de sourire puis la fin du service approchant, les portes sont ouvertes, le froid rentre et vous n’avez qu’une envie : partir. Mais en allant régler l’addition, vous trouvez la pelle qui vient de servir à ramasser les balayures, posées sur le tiroir des couverts. Alors cette fois, c’est fuir dont vous avez envie. »

 

Le P’tit Bouchon de la rue Mercière est logé à la même enseigne (p.164) : « (…) Pour ce prix, le saumon a le goût de truite et l’agneau ressemble à du mouton 10 ans d’âge (l’odeur est insoutenable), en tranches épaisses ». 

 

Grand gagnant cette année encore, Le Saint Joseph fait l’unanimité contre lui (p.166). Et le rédacteur d’enfoncer le clou (plus profondément encore que son confrère du Petit Paumé : « Quand on regarde la carte du Saint Joseph, on se dit qu’on est dans une rue à touristes sur la Côte d’Azur et que l’on va se faire avoir. (…) ça sent l’arnaque. Une fois rentré, on se rend compte que ça sent aussi le gras. Attention, prévoir de changer ses vêtements après le resto ! »

 

Il est clair que pour certains, il est plus que temps d’aller se rhabiller !
 


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A suivre, Lyonemploi.com :  au service des lyonnais…

 

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