Par Paul Bourret

Le Français n’a laissé aucune chance à Taylor Fritz, pourtant considéré comme l’homme en forme dans ce tournoi. Galvanisé par la foule, l’Avignonnais a balayé l’Américain en deux sets (6-4,6-2) en seulement 1 h 04 de jeu !

Le temps est bon, le ciel est bleu, Benoit Paire n’a rien à faire que d’être heureux. Et il le dit lui-même, la terre battue risque de devenir sa surface préférée, à mesure que le tournoi avance. Invité de dernière minute sur l’ocre lyonnaise, l’Avignonnais a poursuivi sa belle semaine, en compostant en deux sets et à peine une heure de jeu (6-4, 6-2), son ticket pour la finale de l’Open Parc. Dans son style caractéristique, tout en nonchalance et en contrôle, le Français a rapidement pris la mesure de son adversaire, le jeune américain Taylor Fritz. « Je l’ai amené dans la filière que je voulais, assez courte avec beaucoup de déplacements, beaucoup de rythme et ça a fonctionné », s’est-il réjoui après le match.

Porté par un bon service et quelques amortis dont il a le secret, Benoit Paire a sauvé la mise du clan français, qui envoie là, un troisième représentant en finale en autant d’éditions (Tsonga et Simon l’ont imité les années précédentes, ndlr). De quoi voir venir, et aborder la suite des événements le moral au beau fixe, en dépit de quelques douleurs au dos. « Je suis content de la tournure des événements », a-t-il glissé. Reste une dernière marche à gravir et non des moindres, pour que le ciel conserve ses teintes bleuâtres. Celle-ci a un nom : Felix Auger-Aliassime.

Felix Auger-Aliassime continue d’impressionner

Le jeune canadien était opposé à Nikoloz Basilashvili, pour le dernier choc de la journée. Le prodige a pris son temps pour se qualifier pour la finale du tournoi lyonnais, bataillant pour se défaire du Géorgien (2-6, 7-6,6-4). Le premier set a même été dominé de la tête et des épaules par Basilashvili, mais le Québécois s’est largement repris en haussant son niveau de jeu dès le deuxième set, remporté au bout du suspense lors du tie-break. Entre ola et cris d’encouragement, le jeune de 18 ans s’est senti revivre et finissait par remporter le troisième set, décrochant ainsi sa place en finale. C’est la deuxième fois que Auger-Aliassime vient à bout de Basilashvili, 18e joueur mondial, cette année. Entre le Français et la nouvelle vague du tennis mondial, la finale promet d’être succulente…

Vendredi 24 avril 2019