Par Paul Bourret

Entre surprises, désillusions et grosse performance, il fallait être présent dans les travées du court central, ce jeudi, pour admirer sous une ambiance rocambolesque, les prestations des derniers représentants français.

A la fin, il n’en restera qu’un. La finale n’est prévue que samedi, mais le poncif, tiré tout droit de Koh-Lanta mérite déjà de figurer entre ses lignes. Et pour cause, l’Open Parc ne compte plus qu’un représentant français, à l’issue des quarts de finale, en la personne de Benoit Paire. Talentueux, mais souvent inconstant, l’Avignonnais est assurément la belle surprise de cet opus 2019. Invité de dernière minute, le 51e mondial s’offre une place de choix dans le carré final, au terme d’un combat haletant avec le Canadien Denis Shapovalov. Constamment gêné par le revers de son adversaire, le Français a su faire l’étalage de son sens du retour, pour s’imposer au bout du suspense, et dans une ambiance délirante (6-3, 4-6, 7-6).

« J’arrive à saisir les opportunités. Pour la préparation pour Roland, c’est parfait », s’est-il réjoui au micro de RMC Sport. En pleine confiance, Benoit Paire devra confirmer ses belles dispositions face à l’Américain Taylor Fritz, vainqueur en ouverture de l’Espagnol Bautista-Agut, dans un choc entre deux gros cogneurs 6-7,6-3,6-4). « Il va falloir que j’arrive à le retourner. Ça va être un match très accroché », a dépeint Benoit Paire, en guise de présentation. Un match pour lequel le Sudiste bénéficiera du soutien complet du vélodrome Georges-Préveral, au titre de dernier représentant de l’escouade française.

Tsonga tombe sur plus fort, Auger-Aliassime retarde la fête

Invité sur le central dans le sillage de la victoire de son compatriote, Jo-Wilfried Tsonga affrontait lui, le redoutable Nikoloz Basilashvili, tête de série numéro 1 du tournoi. Et la logique a été respectée, puisque le chouchou du public a été bousculé tout le long du match malgré un break réalisé d’entrée de jeu. Sans cesse dans les cordes, le Manceau a fini par rendre les armes en deux sets et 1h22 de jeu (6-4-6-4). « Je me suis bien senti, Nicoloz a joué à son niveau, il ne fait aucun doute qu’il était meilleur que moi, il a dominé de la tête et des épaules ce match. Je suis très content d’être venu ici, à Lyon, un tournoi que j’affectionne particulièrement », a-t-il déclaré en conférence de presse, en témoigne son passage à la soirée de gala du tournoi, le soir même.

Si 1200 convives ont pris place dans les allées du village VIP, le Canadien Félix Auger-Aliassime s’est lui octroyé un peu de repos, suite à sa qualification pour le dernier carré. Mais le jeune prodige a joué avec les nerfs du public et ceux qui attendait avec envie les festivités nocturnes. Supérieur à son adversaire, l’Américain Steve Johnson (victoire 6-4, 2-6, 6-4 en 2h, ndlr), le 28e mondial s’est compliqué la tâche, multipliant les fautes directes. Sans conséquence. À ne pas reproduire ce vendredi face au Géorgien Basilashvili. Les esprits retrouvés après une nuit particulièrement animée, le public ne devrait pas en manquer une miette. En jeu, une place en finale !