Par Paul Bourret

Sous une bonne ambiance et une météo enfin au beau fixe, le public a bénéficié de tous les ingrédients pour voir du beau tennis. Venu en nombre, avec l’appui des enfants, ce dernier n’a pas été déçu, les Français Benoit Paire et Tsonga se qualifient pour les quarts de finale.

On ne sait jamais trop à quoi s’en tenir avec lui, mais c’est aussi ce qui fait la beauté du personnage. Opposé à Pablo Cuevas, pourtant à l’aise sur l’ocre, Benoit Paire a fait parler son talent (6-4,6-3), pour se hisser en quarts de finale sans trop de difficultés. Cette victoire logique est venue combler le forfait malheureux de son compatriote, Richard Gasquet, contraint de jeter l’éponge suite à des douleurs au dos. Une décision qui a évidemment fait le bonheur de son adversaire, l’Américain Taylor Fritz, qualifié sans combattre pour le tour suivant, où l’attend Roberto Bautista-Agut. Face à cette défection, le public a longtemps placé ses espoirs dans la raquette du jeune Ugo Humbert. Auteur d’une belle prestation et passé tout près d’un exploit retentissant, le Messin a finalement rendu les armes après 2h18 de jeu, face au fantasque mais talentueux canadien Denis Shapovalov (6-2,6-7,2-6).

Bautista-Agut secoué, Tsonga a peiné

A l’image du natif de… Tel Aviv, les favoris ont la vie dure, en ce troisième opus de l’Open Parc. Comme Shapovalov, Roberto Bautista-Agut a donc souffert pour se débarrasser du coriace Corentin Moutet, dont la partition tennistique aurait mérité meilleure conclusion. Las, l’Espagnol a fait parler l’expérience, pour s’imposer en trois manches, dans une ambiance des grands jours (6-4,4-6,3-6). Venu en masse, le public s’est donc armé de patience pour apercevoir son chouchou, l’ambassadeur du tournoi, Jo-Wilfried Tsonga. Mais face au Canadien Steven Diez, le Manceau a longtemps fait craindre le pire. Après une mise en route compliquée, le Tricolore a su serrer la vis dans le deuxième set, remporté 7-6 en 1h de jeu, avant de prendre la mesure d’un adversaire pris de douleurs au pied (3-6, 7-6, 6-3, en 2h42).

« Ce fut difficile de remonter la pente. Il faut continuer, c’est bien », s’est exprimé celui qui demeure invaincu en terres lyonnaises. En manque de repères, Tsonga va devoir hisser son niveau, en quarts de finale, où l’attend le Géorgien Nicoloz Basilahvili. Parfois nonchalant, ce dernier est parvenu à se défaire du Français Tristan Lamasine (7-5, 7-5), montrant par séquences, toute l’ampleur de son talent. La course au dernier carré promet ! Prenez place, les joueurs sont prêts.