Par Morgan Couturier

Une rencontre sans fausse note, un premier titre sur terre battue, l’Open Parc s’est refermé sur le sacre de son ambassadeur, le Français Jo-Wilfried Tsonga. L’épilogue rêvé pour les organisateurs, comme pour le public, présent en masse pour célébrer le triomphe de leur idole.

Un conte de fée est redoutable de simplicité : un récit envoûtant, une fin heureuse et le tour est joué. Cette première édition de l’Open Parc y ressemble étrangement. Parce qu’en consacrant  Jo-Wilfried Tsonga, elle a apporté au public, le plus bel épilogue. La quatrième de couverture vient de se rabattre sur le triomphe de la star française qu’on se délecte encore des meilleurs moments de cette semaine dédiée aux joutes tennistiques. Parce que dans une symphonie de coups et de services gagnants, l’ambassadeur du tournoi a régalé les spectateurs et offert à son entraîneur – et directeur du tournoi -, la plus belle des satisfactions. Une conclusion parfaite pour un tournoi élaboré en quatrième vitesse, mais dont on salue l’organisation. C’est bien connu, c’est à la fin du bal qu’on paye les musiciens. Avec sa victoire en deux sets (7-6, 7-5) sur le Tchèque Tomas Berdych, le numéro 1 français s’est couvert d’or, s’est rassuré avant Roland et comblé toute une équipe attachée depuis sept mois à un retour en bonne et due forme de la petite balle jaune. « C’est beaucoup de bonheur. De nombreux directeurs de tournoi rêvent de Tsonga vainqueur. C’est une semaine exceptionnelle et le public a répondu présent », lâchait Thierry Ascione, le cœur léger. Et pour cause, sous un soleil de plomb, le directeur du tournoi a reçu une pluie de compliments. À commencer par l’ATP. « Ils n’avaient jamais vu autant de monde pour un 250 », s’est-il félicité.

Une première réussie

Privés de tennis depuis la disparition du GPTL, les Lyonnais ont, il est vrai, massivement garni les travées du vélodrome. Les premiers tours ont laissé transparaître quelques sièges vides, lesquels se sont estompés au fil des jours, malgré les fortes chaleurs et l’appel des plages méditerranéennes. Preuve que le plateau sportif était solide. Ébranlé par les sorties prématurées de Benoit Paire, du tumultueux Nick Kyrgios ou de Juan Martin Del Potro, l’Open Parc s’est finalement conclu sur l’une des plus belles finales qu’il fut été envisagée. « On a vu de beaux matchs tous les jours, rapportait encore Thierry Ascione. La base de travail est bonne. On aura bientôt l’écho des joueurs. Mais globalement ils sont très positifs ». Perdant malheureux, Tomas Berdych n’a pas manqué de souligner « une très belle semaine ». Le cadre, la traversée du parc ont assurément séduit les acteurs. Reste désormais à perfectionner les à-côtés. Attrayant, le village VIP manque encore d’un soupçon d’âme. Mais les nostalgiques du GPTL savent que la réputation de ce dernier ne s’est pas faite en un jour. Même conclusion pour le Zucca et ses afters. « On va profiter avant de remettre le bleu de chauffe », promet le bras droit de Gaëtan Muller. Le premier tome a peine bouclé, vivement la suite.