darmet Guy Darmet n'a jamais caché son soutien au président socialiste de la Région

 

La chronique satirique de Saint Pothin

 

Les élections ont ceci de particulier que la gent culturelle aime à sortir de ses institutions pour faire la "hola" en faveur des candidats. Candidats qui croient encore que s'afficher au bras d'un artiste leur attirera la sympathie de son public.

 

On a eu droit à Royal et son Top 50 et Sarkozy avec ses vielles gloires des années 70. On a jugé du résultat. Comme quoi, Mireille Mathieu et Nana Mouskouri, ça paye encore ! Heureusement, en Rhône-Alpes, on a Jean-Jack Queyranne. Le futur marquis du Confluent se promène en campagne avec sa cour. Son QG, sobrement intitulé "Le choix de Rhône-Alpes", affirmation qui peut se prendre, elle aussi, dans les deux sens, vient de publier des messages énamourés de responsables d'institutions culturelles amplement subventionnées par la Région. On peut y lire, la larme à l'œil, que « Jean-Jack Queyranne est un homme de parole » (Ariane Mnouchkine), que « Jamais un président de Région n'a été autant à l'écoute et présent auprès des artistes. Jean-Jack Queyranne c'est la culture au cœur, l'ouverture d'esprit, le goût de l'excellence et le désir de partage avec tous les Rhônalpins dans leur diversité » (Guy Darmet). On a même droit à « Il était au concert de Jimi Hendrix à Woodstock. La vraie classe quoi ! » (Bertrand Aubonnet) sans pour autant préciser, d'ailleurs, s'il y fumait un pétard dans les bras d'une jolie blonde à moitié nue.

 

Bref, vous l'aurez compris, Queyranne est le protecteur des arts et belles lettres ici bas. On en oublierait presque que la plupart de ces 100 signataires sont largement subventionnés par la Région. Et comme la campagne semble gagnée pour le candidat du PS, on s'y précipite. Mettant de l'ardeur à trousser un compliment à l'aune du montant des subventions acquises ou promises. De son côté, la pauvre Françoise Grossetête (UMP) est à la peine. Il faut dire qu'en page 15 de son programme, elle annonce vouloir "Mettre en place des comités indépendants consultatifs pour l'attribution des subventions aux projets artistiques." Quoi ! Plus rien ne tourne rond à droite. Et le fait du Prince, alors ? En tout état de cause, gardez en tête la citation de Jean Yanne : "Il n'y a pas, sur la place de Paris, plus de vingt personnalités politiques, littéraires ou artistiques qui aient quelque chose à dire." Alors, en Rhône-Alpes…

 

* Petite soupe pour jacouille la fripouille