Par Timéo Danaos

Lyon People vient de publier la liste des 100 hommes les plus influents de Lyon… ou qui croient l’être, comme le souligne Justin Calixte. L’occasion de se pencher sur ce dossier pour voir quelle tempête a soufflé dans ce verre d’eau depuis l’an dernier.

Première constatation : les hommes d’influence ne sont pas des femmes. Pas la moindre trace de Nora Berra, ni d’Anne Brugnera, ni de Zora Ait Maiten que les Potins saluent chaleureusement, ni de Dominique Nachury, ni de Laurence Balas. Ni même de Caroline Collomb, horresco referens * ! …

Deuxième constatation : la liste est très légitimiste. On y retrouve presque dans le même ordre Collomb (1er), Wauquiez (2è), Guilloteau (19è), Ginon (5è), Aulas (6è). On remarque que le dauphin se porte bien. Belle remontée de David Kimelfeld qui passe de la 40ème place à la 4ème (casaque grise, cravate bleue); George Képénékian qui remonte de la 65ème place à la 7ème (casaque tricolore, cravate à rayures, dans l’autre sens).

Comme dans tous les palmarès, il convient de saluer les chers disparus qui ne figurent plus sur la liste. Exit Marc Fraysse qui n’aura pas pu sauver la France cette fois-ci non plus. Exit Thierry Braillard retourné travailler dans le vrai monde après avoir présidé aux destinées du sport, sans que celui-ci ne s’en porte ni plus mal ni mieux. Exit l’ex-préfet Michel Delpuech sur lequel Les Potins versent d’abondantes larmes de crocodile. Disparu aussi Michael Peters le président d’Euronews dont les résultats ne sont toujours pas à la hauteur de ses discours flamboyants. Disparu aussi Jean-Paul Mauduy, traité avec à peine plus de respect qu’un vieux meuble qu’on a dû ranger au grenier. Disparu aussi Michel Havard qui s’est plongé lui-même dans les oubliettes.

Quelques nouveaux venus. Le nouveau préfet Henri-Michel Comet en grande tenue d’apparat (tenue d’hiver, déjà). Laurent Gerra (26è), on ne sait pas très bien à quel titre, mais ça fait toujours plaisir. Stéphane Guilland (71è) succédant à Michel Havard, car la nature a horreur du vide. Jean-Louis Touraine (87è, il était temps) et Cyrille Isaac-Sibille (50è), porté par la vague marcheuse.

Ils ont chu. (Et s’ils avaient chu, peut-être ne seraient-ils pas venus). Philippe Barbarin, cardinal de son état, dévisse de la 3ème à la 11ème place empêtré dans les affaires de pédophilie de son diocèse. Chu un peu mais pas trop : François Turcas qui recule d’une place ((10è) et Alain Merieux de quatre (9è).

Le reste joue beaucoup dans la stabilité. En queue de peloton : Geoffrey Mercier (97è), Erick Roux de Bézieux (99è) et Gérard Angel 98è). Certes, Gérard Angel gagne une place, mais c’est beaucoup dû à la photo du chien !

* Je frémis d’horreur en le racontant. D’après Virgile, qui pourtant ne la connaissait pas.

 

Article paru dans « Les Potins d’Angèle » du 21 septembre 2017