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/ LES INTERROGATOIRES à KGB 


 

 

Le grand public fait véritablement votre connaissance avec « Notre Dame de Paris ». Vous avez hypothéqué votre maison pour monter cette comédie musicale  dont vous étiez co-producteur et avez touché le jackpot en revendant les droits… Combien avez-vous palpé avec NDP ?
(Rires)  Franchement, je ne pourrai jamais le dire !

 

Il y a un tabou à briser ! Combien vous avez palpé avec Notre Dame De Paris ?

Ce n’est pas possible !

 

Est-ce suffisamment indécent pour que vous gardiez le silence ?

Vous êtes seul juge ! Je pense que ce n’est pas le débat aujourd’hui. Ce n’est pas le débat, je vais vous dire pourquoi, parce qu’en fait ça fausse tous les rapports à tous les niveaux, moi, personnellement, j’ai beaucoup de respect pour beaucoup de choses et je ne le dis pas par modestie, ni par démagogie. Et j’ai envie d’avoir cette liberté d’esprit dans ma tête, je n’ai pas envie que l’on me juge par rapport à ce que je peux représenter financièrement et cela m’embête un peu. Je suis ravi d’avoir fait cette opération, mais je ne demande pas…

 

C’est comme si vous aviez été le gagnant du super loto ?

Je ne sais pas. Je ne joue pas au loto !

 

Beaucoup de gens revendiquent la paternité de NDP : Charles Talar, Alain Bideau, Guy Darmet, vous-même ? Va-t-on enfin savoir qui est le véritable géniteur ou faut-il procéder à une analyse ADN ?

La vraie histoire, je vais vous la raconter. Luc Plamendon est venu voir Guy Darmet - c’est un de ses meilleurs amis - pour lui demander de jouer à la maison de la Danse : « J’ai écrit une comédie musicale qui s’appelle « NDP » avec Richard Cocciante et que personne ne veut produire. Est-ce que tu penses que tu peux le jouer au moins pendant 15 jours à la Maison de la Danse ? » Et Guy Darmet lui dit : « Désolé Luc, ça ne marche pas comme ça ! » Et il lui explique les difficultés d’une institution publique. Et ce soir là, le hasard a bien fait les choses…

 

Au bar du Transbordeur ?

Ce soir-là je faisais une soirée « homo ». Une des plus belles soirées du Transbordeur. La Folie ! 2000 mecs à l’intérieur et 2000 mecs qui faisaient la queue, tu vois le genre, pire qu’à New York. Guy et Luc arrivent et voient une salle qu’il ne connaissait pas avec 2000 mecs qui font la queue comme si c’était New York. Il rentre, il voit un spectacle comme si c’était boite la plus branchée du monde et se dit : « mais je suis tombé où ?». Guy lui dit : « Je vais te présenter le patron, il fait de la production, par contre, ton projet je pense qu’il est suffisamment fou, s’il y croit, de le faire ! » Il arrive, on s’assoit au bar, avec un bruit pas possible et on commence à boire, complètement raides, et Luc me parle de « NDP ». Il me donne une cassette, Le soir on s’est quitté, on était raides !

 

Et vous laissez traîner la cassette…

Non ! Dès le lendemain, je l’écoute, c’était « Au temps des cathédrales » et « Belle » au piano avec Cocciante. Je lui téléphone : « Ecoute je ne sais pas comment je vais le faire, mais ça je le fais. Tu me donnes 15 jours parce qu’en 15 jours j’aurai fait mon tour de table » Et il me répond cette phrase super : « Comment tu vas faire en 15 jours, ce que je n’ai  pas réussi à faire en 3 ans ? » Parce qu’il connaissait tout le monde. Je lui dis :« Je ne te demande qu’une chose, c’est de garder le secret 15 jours, moi ça me suffit ». Je me suis dit : « Ou je suis con, ou il m’est tombé un lavabo sur la tête ou je suis en train d’inventer l’eau chaude ou les mecs ont des oreilles en béton armé. » Parce qu’il y a une chose que je revendique - d’une façon très modeste - c’est que je connais un petit peu la musique.

 

Qui êtes-vous allé taper en premier ?

Je suis parti chez Charles Talar, la personne qui s’occupe des éditions de Francis Cabrel et donc mon lien direct le plus rapide. Et dans ma tête, j’avais fait un raisonnement très rapide, je me suis dit le disque est très important, en disque je n’y connaît rien, donc il faut une maison de disques. Ayant monté beaucoup d’opéras dans le cadre du festival Berlioz, j’avais l’expérience du live. Donc je suis allé voir Charles « Charles, j’ai un truc d’enfer » Il me dit « c’est combien le budget ? »  « 35 millions de francs » Je lui aurais mis un uppercut, ça aurait été pareil ; je lui dis alors : « Charles, je me ferais couper la tête, c’est du béton armé, fais moi confiance, la scène je sais faire, toi tu fais le disque. J’y crois tellement que je prends 50% ». Il m’a dit cette phrase géniale « Est-ce qu tu as les moyens de payer, si jamais ça ne marche pas ? »  Voilà l’histoire ! Le seul qui pouvait revendiquer ça c’est Guy Darmet et je le redis encore vingt fois et l’autre jour il est venu à la maison et je lui ai dit « merci, pour le cadeau que tu m’as fait ! » A l’époque on ne parlait pas d’argent. 

 

Suite de l'interview