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/ LES INTERROGATOIRES SUR LE CARO


15 mai 2006


 

Jérôme Bocuse avait-il mis son petit billet lui aussi ?

Non. Il cherchait un maître nageur là-haut. J'ai passé un an à faire de la natation. On était bien, lunettes noires... Je faisais aussi des photos aériennes ! Les souterrains et tout le bordel. J'étais bon photographe. Tellement j'étais bon, j'ai fait virer le sergent de là-bas qui est le meilleur ami de mon frère maintenant. Tellement il m'a défendu, car j'arrivais avec les cheveux longs sur la base à 9 heures du matin, mais il me défendait tout le temps. Il a arrêté l'armée.

 

Vous avez vraiment lié amitié avec Jérôme ?

Oui je crois... on était fourré 24h/24 ensemble. Il y a eu un truc entre nous... lui c'est un grand sentimental. Dans son enfance il en a chié par rapport à son père et à Lyon, tous les gens autour, ce n'était pas facile pour le gamin. C'est mon copain, j'aime bien les gens comme ça...

 

Après avoir fait l'aviateur, vous vous imaginez acteur. Pendant trois ans, vous suivez l'enseignement du cours Florent à Paris...

Je faisais déjà acteur à l'époque. Ça m'a fait du bien, car je suis un grand timide donc quand tu arrives sur scène et que tu te retrouves devant 60 personnes... J'ai trouvé que c'était une très bonne expérience pour moi. Par contre je n'aimais pas la vie parisienne...

 

Qu'est-ce qui vous a déplu là-bas ?

Je vivais avec une fille qui s'appelle Ariane Viard, son frère réalisateur est très connu, c'est lui qui faisait les pubs de Citroën avec les chevaux... Moi ce qui ne m'a pas plu c'est que j'étais un fainéant et dans le théâtre si tu es fainéant tu n'y arrives pas. Et pour le cinéma le problème quand tu ne connais pas grand monde, tu n'y arrives pas non plus.

 

Au bout de 3 ans, vous abandonnez...

Je coûtais beaucoup d'argent à ma mère... Paris c'est une ville de sorties, Paris ça coûte très cher et au bout d'un moment tu te rends compte que dans ce métier il faut avoir faim. A cette époque j'étais doué pour le métier mais pas pour faire comme eux : manger des sandwichs et réviser pendant 10 heures.


Si vous aviez persévéré, vous seriez peut-être une star du cinéma comme Yvan Attal, votre camarade de classe... ou Isabelle Nanty avec laquelle vous auriez  noué une private relation...

Bon renseignement. Il n'y a pas qu'eux, il y avait aussi des profs exceptionnels comme Patrick Bonnel. Il y avait Christina Réali. J'ai croisé un mec extraordinaire : José Garcia, et il y en a un avec qui je suis resté 3 ans, qui est énorme et aujourd'hui est producteur : Steeve Suissa.

 

Avec votre grande gueule, vous auriez pu devenir une grande star ?

Franchement, non !

 

Ou une vedette du cinéma porno...

Dans ce domaine, je suis déjà un réalisateur reconnu ! (Il nous montre une vidéo X sur son téléphone portable) Non, seule une personne sur 500 réussit et à l'époque c'était la grande folie des feuilletons à la con avec « cri-cri d'amour »... J'étais avec lui !

 

Faute de mieux, vous rentrez à Lyon et vous intégrez l'affaire familiale d'orfèvrerie et vous retrouvez VRP, représentant de commerce. Vous aviez une Super 5 bleue France Telecom comme véhicule de fonction...

Pas du tout ! Tu t'es emmêlé les pinceaux. Ma première voiture à 18 ans, c'était une Autobianchi bleu électrique PTT ! Elle a brûlé en rentrant du midi avec ma gonzesse, on était à poil tous les 2 ! La voiture s'est enfumée, on est allé appeler les pompiers dans un bar et le temps qu'on appelle, les mecs avaient pris toutes mes affaires pour éteindre le feu ! Et je leur disais : « Mais qu'est ce que vous faites ! Laissez-la cramer ! »


Vous faites la connaissance de tous les restaurateurs de la ville qui vous achètent fourchettes et couteaux... pour mieux vous les planter dans le dos !

Non ! Pas du tout ! Je n'ai pas d'animosité et je ne pense que les restaurateurs en aient envers moi. Franchement, j'ai détesté être représentant. J'allais à Marseille puis en Alsace, j'avais une heure de retard et les chefs - vous savez comme ils sont un peu cons - me disaient : « T'as une heure de retard, tu repasseras la semaine prochaine ! » alors que je venais de me taper 1000 bornes ! Un jour, ça c'est très mal passé chez un ami de Monsieur Caro... chez Jean-Paul Lacombe.


C'est à cette époque que vous vous liez amitié avec Jean-Claude...

Il m'appelait juste pour l'apéro ! J'ai connu Caro alors que je n'avais même pas le permis, j'avais 17/18 ans quand je traînais à la Façade, un café de la rue Mercière. À cette époque, le Caro était vraiment l'endroit à la mode, on était là tous les soirs avec des copains, on faisait les cons.

Il vous propose une association dans le 115, la nouvelle affaire qu'il crée en 1998.
On est allé voir plusieurs lieux avant le 115, comme le Jardin. Un jour, il m'a dit : «  J'ai un truc pour toiIl s'agit d'un resto italien qui a fait faillite à Villeurbanne. On va le racheter aux enchères. » Je me suis dit : « Je ne peux pas le faire tout seul, il me faut Sylvain Auclair ! » et je suis allé chercher Sylvain. Arrivés chez Anaf, Caro m'a dit : « C'est toi qui décides. Tu as ça comme argent ! » Et c'est moi qui ai remporté l'affaire au marteau. J'ai tapé pour 220 000 francs. C'est clair que pour le 115 ce n'était pas cher. Il m'a dit : « Tu as été bon, j'aurais pu aller jusqu'à 600 000 ! ».

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