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/ LES INTERROGATOIRES SUR LE CARO


10 avril 2006

 

 Georges Blanc sur le Caro



 photos © Jean-Luc Mège
 

Le CARO DE LYON - Jeudi 23 mars 2006

 

Les carreleurs : Marco (rédac) et Nico sont habillés par le Dressing

 

Georges Blanc, bonsoir et bienvenue au Caro de Lyon. Le grand chef que vous êtes s’est-il déjà retrouvé sur le carreau ?

Non, je suis un homme très prudent. Je prévois pas mal de chose, je suis né sous le signe du capricorne donc je suis quelqu’un de méthodique, d’organisé, un homme de sang-froid qui n’extériorise pas trop, donc très prévoyant et très prudent.

 

Vous n’avez jamais été embêté par un concurrent, un client, une poule de luxe ?

(Rires) Il y a un épisode dont on se serait bien passé c’est la grippe aviaire qui est arrivée à nos portes et qui a créé des dégâts collatéraux en Bresse ça c’est clair. Mais les choses sont entrain de se calmer. Comme on a eu les banlieues au mois de Novembre qui ont calmé l’appréhension du public sur la grippe aviaire et bien là nous avons le CPE qui prend le relais, c’est bien !

 

En tous cas, les producteurs de volaille de Bresse ne pourront pas vous reprocher de les avoir laissé tomber…

Non c’est vrai. J’en suis fier. Avant-hier soir nous étions à Paris et j’ai vu Maurice Trolliet des Halles qui doit faire un ouvrage avec Gauvreau sur les produits. Il m’a dit qu’il était presque revenu au chiffre d’affaires d’avant la crise.

 

La grippe aviaire a fait des dégâts dans votre région. En a-t-on fait trop ?

Oui, ça a alimenté cette psychose car les gens ont cru qu’on ne pouvait même plus venir dans notre région. Sur notre site Internet on a précisé qu’il n’y avait aucune restriction à la circulation, aucun barrage.

 

On va retracer votre parcours. Vous êtes né à Bourg en Bresse en 1943. Vos parents tenaient l’auberge familiale créée en 1872. Vous n’avez pas du souffrir beaucoup des restrictions ?

Mon père était sous-officier de la légion étrangère, il a été blessé… c’est une histoire incroyable… Il était avec ses copains et un obus est tombé au milieu du groupe, tous ceux qui étaient debout ou assis sont morts, lui a été le seul blessé car il était couché. Il a été pris en charge par des brancardiers qui étaient des Israélites mais il y a eu une contre-offensive et ils l’ont laissé au milieu d’un champ. Les fantassins allemands sont arrivés près de lui et l’ont fait évacuer sur un hôpital allemand où il a été très bien soigné. Pendant plusieurs mois, personne n’a eu de nouvelles de lui et puis un jour, il est arrivé à Vonnas. Un gamin qui a été maire après et qui s’appelle Paul Chapelant est arrivé à la fenêtre de la cuisine en criant : « Jean Blanc est à la gare ! Il faut aller le chercher ! ». Tout le monde s’est précipité !

 

Durant votre scolarité, quel genre d’élève étiez-vous ? Entrain de fayoter devant ou au fond à côté du radiateur ?
J’étais plutôt bon élève. J’ai fait des études secondaires à Bourg-en-Bresse avant de rejoindre l’école hôtelière de Thonon où je suis sorti major de promotion.

 

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