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/ LES INTERROGATOIRES à KGB 


 

 

A droite comme à gauche, on s'accorde à dire qu'apprendre la langue du pays qui vous accueille exprime une réelle volonté d'intégration. Vous n'êtes pas d'accord ?

Mais c'est moi qui ai promu cette théorie ! Avant de réclamer un appartement, il faut déjà parler la langue française !

 

Ce n'est pas valable pour votre famille ?

Si... Mais ma mère a 90 ans ! Ça va !

 

Oui mais Madame Begag est en France depuis 1949... Ce n'est pas comme si elle venait d'arriver...

Ces vieux migrants qui sont à l'hiver de leur vie, ils ont toujours eu dans la tête le mythe d'Ulysse... C'était donc le retour à Ithaque donc au « bled »... et la nostalgie c'est un mot grec qui est composé du mot nostos et algos. Quand vous avez une antalgie, quand vous prenez du Diantalvic contre la douleur... C'est donc la douleur de l'exil, du retour. Ces immigrés des années 50 avaient tous en tête un jour de rentrer au pays. Donc ils disaient ce n'est pas la peine d'acheter des meubles, ce n'est pas la peine d'avoir une maison ici, ce n'est pas la peine d'apprendre la langue, demain on va rentrer au bled. En fait, 50 ans sont passés et ils n'ont rien vu. Ils ont toujours les mêmes meubles en formica, et ils sont là.

 

Votre papa est rentré...

Oui, en cercueil... Sans apprendre la langue française.

 

Etes-vous un flambeur et êtes-vous assujetti à l'ISF ? Quel est l'état de votre patrimoine aujourd'hui ?

Je n'ai rien du tout ! Le pire c'est que j'habite depuis 4 ans, rue de l'Humilité vers la place du Pont et que c'est cette rue qui a fait de moi un ministre, j'adore cette adresse. Je reçois des dizaines de lettres de lecteurs qui ne connaissent pas le numéro mais ça marche car le facteur me connaît. J'adore ça ! J'avais un appartement que j'ai partagé avec mon ex épouse dans lequel vivent mes filles. Je n'ai jamais été propriétaire immobilier.

 

Nico : Vous n'allez pas payer un loyer jusqu'à la fin de vos jours ?

Si, parce que nous sommes locataires sur terre ! Moi je pense que nous avons moins d'ennuis quand nous sommes locataires... D'autant plus que mes enfants, mes deux filles n'attendent pas de moi que je sauve leur vie, elles n'auront pas de soucis matériels.

 

Vous avez rencontré votre épouse Catherine dans une soirée étudiante. Vous étiez en Sciences éco à Lyon II et elle en Droit à Lyon III. Comment l'avez-vous draguée ?

Par le Rock'n'roll ! J'étais un très bon danseur ! Parce que j'aime le rock'n'roll ! (Rires) On s'est rencontré par un savoir-faire commun.

 

Vous divorcez en 1998, ce qui vous fait un point commun avec Sarko : vos femmes sont parties toutes les deux. Mais celle de Sarko est revenue...

Non, pour moi, c'était différent. Sarko a volé la femme de Jacques Martin, il a fait un putsch ! Non, mais c'est mépriser les femmes que de dire ça ! Elle a aimé Nicolas aussi. Ce qui me rend triste dans cette affaire c'est que Jacques Martin était un Lyonnais et ça me touche vraiment. C'est elle aussi qui a choisi Nicolas, ce n'est pas un vol, c'est une rencontre. Ils sont restés 2 ou 3 ans ensemble alors que moi je suis resté plus de 20 ans avec mon épouse.

 

Pourquoi ça n'a plus marché entre vous ?

Parce que 20 ans...

 

 

Suite de l'interview