Par Marc Polisson

A l’occasion de sa rentrée politique sur l’antenne de Lyon 1ère, le nouveau maire de Lyon Georges Képénékian a taillé un short à son homologue parisienne.

Lyon vs Paris, Paris vs Lyon, le match entre les deux capitales se joue aussi bien sur la pelouse que dans l’arène politique. Si l’on compare le profil des deux maires, nul besoin d’avoir son diplôme d’entraineur pour comprendre qu’ils ne joueront pas dans la même équipe. Et ce n’est pas qu’une affaire de génération. Entre la fougueuse parisienne stalinienne et le diesel social libéral lyonnais, il y a un monde.

Et c’est Georges Képénékian qui l’a « innocemment » rappelé ce matin sur les ondes de Lyon 1ère. Interrogé par Paul Satis au sujet de la pratique du vélo dans la ville, le successeur de Gérard Collomb a assuré ne pas partager la « vision doctrinaire d’Anne Hidalgo » en la matière. Quand la maire de Paris a déclaré une guerre sans merci aux automobilistes, à Lyon « nous privilégions la création de pistes cyclables et leur développement en douceur. » A l’opposé de la méthode et de la vision d’Anne Hidalgo.

Silence radio sur la gratuité des transports en commun

« C’est à ce prix que la ville se transforme » a-t-il ajouté en regrettant les conséquences des travaux qui paralysent le quartier de la Part-Dieu. Les Lyonnais vont devoir éviter le quartier pendant trois ans minimum, car le calvaire des automobilistes est quotidien boulevard Vivier Merle et alentour. Une dizaine de chantiers sont en cours dont celui de l’agrandissement de la gare et de la transformation du centre commercial. Toujours au sujet des transports, dommage que Paul Satis ne l’ait pas interrogé sur la gratuité des transports en commun mise en place par la ville de Niort. Quand Lyon suivra-t-elle ce bon exemple ?

Quant à son autonomie vis à vis de son mentor, Képé a assuré « avoir les coudées franches et toute latitude pour avancer » tout en reconnaissant prendre souvent son téléphone pour demander son avis à Gérard Collomb. Ce dernier « peut revenir quand il veut » à la tête de la ville s’il quitte son poste de ministre de l’intérieur. Il s’agit de l’hypothèse la plus probable au plus tard fin 2019 pour mener la campagne des élections municipales de 2020.