En l’absence de suspense, la campagne de Gégé ne s’annonce guère funky. Photo DR

Par Marc Polisson

Dans un contexte moins palpitant qu’en 2001 et plus prévisible qu’en 2008, le maire sortant a enclenché une campagne de terrain besogneuse et méthodique. Il fait le job avec application mais sans enthousiasme. Plutôt rasant pour les chroniqueurs que nous sommes.

Il ne se passe rien et pourtant Gérard Collomb est bel et bien entré en campagne. Preuve en est, les rédactions ne reçoivent plus son agenda hebdomadaire. Explication au vitriol d’un élu d’opposition : « C’est vrai que ça ferait tâche de voir marqué noir sur blanc que Gégé fait campagne toute la journée plutôt que de s’occuper des affaires municipales. Sans pour autant avoir renoncé – ne serait-ce que provisoirement – à ses indemnités de maire de Lyon qui se montent à 8000 euros par mois ». Il faut donc se rendre sur son site de campagne pour connaître son agenda officiel.

En ce moment, il se consacre aux arrondissements qu’il met en ordre de marche, jour après jour, avec une régularité de métronome (ce qui lui a sans doute inspiré son idée de métro). Après avoir bétonné le 3ème (surtout du côté de Montchat) et organisé le 5ème, il est ce soir à la Croix-Rousse au côté de David Kimelfeld pour lancer la campagne du 4ème au Café Jutard. Rebelote jeudi 6 au bar-restaurant L’Eteloise, sur le quai d’Herbouville. Et d’enjamber le Rhône vendredi 7 pour investir le 6ème avec Elvire Servien depuis le restaurant Cousins Cousines aux Brotteaux. Le lendemain samedi, il sera à midi sur les terres de Denis Broliquier pour lancer la campagne du 2ème avec Roland Bernard à la brasserie l’Espace Carnot. Et enfin, à 18h, il inaugurera son local du 43, avenue Paul Santy dans le 8ème. Pas de quoi enflammer les foules…