Par Marc Polisson

Qui décrochera l’investiture d’Emmanuel Macron pour les élections législatives ? Dans la première circonscription du Rhône, la bataille fait rage entre Thierry Braillard et Thomas Rudigoz. Avantage (provisoire) pour le maire du 5ème

La scène se déroule vendredi 14 avril 2017 à la Confluence où les équipes de Cardinal et de Vinci ont convié le monde économique pour célébrer la pose de la première pierre d’Ycone, l’immeuble dessiné par Jean Nouvel. A l’issue de la conférence de presse,  le cortège officiel rejoint le chantier. Et de passer devant l’immeuble du King Charles, cours Charlemagne. « C’est ça le grand campus numérique de la Région ? » se moque ostensiblement Gérard Collomb en observant le bâtiment dont la métamorphose est impressionnante. « Il s’agit d’un campus provisoire ! » s’empresse de préciser Jean-Christophe Larose qui a loué une partie des locaux à Laurent Wauquiez en attendant que ce dernier se décide à investir le site de Charbonnières.

Loin de sa mairie du 5ème, Thomas Rudigoz est aux premières loges. Pourquoi a-t-il traversé la Saône pour assister à l’évènement ? Tout bonnement parce que la confluence se trouve sur le territoire de la circonscription qu’il rêve de représenter à l’Assemblée Nationale. Il se dit assuré d’être le candidat « En marche » en dépit des rumeurs insistantes assurant qu’il a abdiqué face au député sortant, le radical Thierry Braillard : « Depuis plusieurs semaines, je suis convié par le maire de Lyon à toutes les manifestations de la Confluence et de Gerland. J’accompagne Gérard Collomb à Bercy pour le meeting de lundi ». Mais sa candidature ne fait pas l’unanimité sur la circo. Socialiste historique de derrière les voûtes, l’hôtelier Roland Bernard y est totalement opposé et l’a fait savoir à Caroline Collomb qui soutient Thomas.

Quid de Thierry Braillard absent ce matin-là ? « Un ministre est très occupé » rigole Gégé  plus taquin que jamais, ravi de diviser pour mieux régner, mais se gardant bien de confirmer les certitudes de Thomas Rudigoz : « C’est Emmanuel Macron qui décide ! » botte-t-il en touche sous le regard amusé de son staff. Quant au secrétaire d’Etat aux Sports, il est lui aussi certain de décrocher l’investiture En Marche :  » Je serai à Bercy dans le carre VIP  » nous a–t-il déclaré au parc OL en marge du match OL-Istanbul. Son principal handicap : avoir été un ministre du looser François Hollande. Thomas Rudigoz ne manquera pas de le lui rappeler… après la présidentielle !