Ils sont bien sages, nos petits Macron…Trop ? – Photo © MC

Par Morgan Couturier

L’ancien ministre de l’Economie, Emmanuel Macron rassemblait une nouvelle fois ce mardi soir, ses marcheurs, à l’occasion de son meeting du Mans. À Lyon, ses jeunes partisans ont scrupuleusement suivi les propos de leur leader, réunis sous la bannière #laFrancequichoisit. Ambiance.

Le rendez-vous est coché de longue date. Pour l’ancien banquier comme pour les membres lyonnais des « Jeunes avec Macron », ces derniers ayant érigé le Voxx en véritable camp de base pour marcheurs. Ecran géant, t-shirt du mouvement En Marche pour certains, la vingtaine de jeunes sympathisants ne passent pas inaperçus. Les premiers témoignages projetés sur le mur, resserrent les rangs. « Ce serait énorme qu’il annonce sa candidature », se met même à rêver l’un des partisans de l’ex-ministre de l’Economie. Une fois encore, les marcheurs attendront. Leur patience est d’ailleurs mise à rude épreuve, le socialiste Richard Ferrand occupant le haut du pavé pour le début des festivités. Une mise en bouche marquée par une erreur de sous-titrage. Richard Ferrand se fait appeler Jules Ferry.

Un avant-gout du passage d’Emmanuel Macron sur l’éducation ? Peut-être, mais le petit comité est hilare. Cette joie est renouvelé une trois quarts d’heure plus tard, pour l’entrée en matière d’Emmanuel Macron. « Enfin ! », semble signifier certains faciès, dont les traits traduisent une certaine lassitude provoquée par l’entracte. La salle applaudit le « Président », comme le désigne Richard Ferrand. « Oubliez pas de tweeter », martèlent les plus fervents supporters. Les mobiles sont dégainés. La twittosphère s’embrase, encouragée par le hashtag #laFrancequichoisit en bonne place dans les tops tweets. « Bravo ! Il a raison », s’emporte même l’un des leaders du mouvement local « Jeunes avec Macron ».

Chaque mot est scruté, pour en déceler la moindre phrase forte. Si l’on en juge l’important contingent de messages publiés sur les réseaux sociaux, en deux heures de discours, les marcheurs sont gâtés. Au Voxx, l’effet Macron est en marche.