Par Rémy Zaka

 

Cinq jours après sa prestation convaincante et son succès contre le Real Madrid (1-0) en Ligue des Champions, Lyon, emmené par un Bastos de feu, a exécuté une pauvre équipe sochalienne (4-0), lors de la 25e journée de L1, dimanche au stade Bonal.

 

Décidément cet OL, assez mal en point fin 2009, a retrouvé son allant de terreur de la L1! Invaincu en championnat depuis le début de l'année, le septuple champion de France a obtenu sa cinquième victoire en six matches et signé son plus large succès de la saison. Cette victoire, la deuxième après une joute européenne, permet aux Olympiens de rester dans la course au podium. Elle a en plus le mérite de démontrer à Claude Puel qu'il peut avec Kallstrom, Bastos et Ederson, mettre sur le banc Pjanic, Govou ou Lisandro et se passer de Delgado, tout en conservant son efficacité. Les Rhodaniens avec une défense inchangée par rapport à mardi, ont posé leur patte sur la rencontre. En patron. Ils ont bien étouffé les quelques velléités de Lionceaux (13), un peu tendres comme cela leur arrive, trop dans les grands rendez-vous doit penser leur entraîneur Francis Gillot.

 

Auteur de son premier triplé, Bastos, souvent critiqué depuis son arrivée même s'il atteint désormais le total de 7 buts, a été le grand dynamiteur. Après une faute de Martin sur Gomis, il a ouvert la voie avec un coup franc, à ras de terre et plein axe. Comme à ses plus belles heures lilloises. Le Brésilien qui venait de signer son second coup franc (le premier contre Monaco) avec les Gones, était vraiment intenable. Après un centre de la droite de Gomis, très présent, il contrôlait et fusillait Richert (25). Puis, une minute plus tard, il reprenait de volée un centre d'Ederson (26). Hormis une tête de Faty au dessus (12) et Mikari trop court (12), Sochaux ne mettait à l'inverse que rarement en danger un Lloris autoritaire. Pourtant, Cris et Boumsong n'ont pas toujours été exempts de reproche, contraignant Toulalan à jouer parfois le pompier de service. Après la pause, l'OL s'est voulu plus gestionnaire. Lisandro profitait néanmoins d'un cadeau de Josse pour inscrire un quatrième but. Auparavant Sochaux avait eu l'occasion de réduire l'écart mais le même Josse avait manqué la cible (75) puis était tombé sur un Lloris déterminant (77). Comme toujours.