Par François-Jean Tixier

 

Si l’attaque de Lyon est restée muette à l’ArenA d’Amsterdam face à l’Ajax (0-0), mercredi en ouverture de la Ligue des champions, le gardien Hugo Lloris a de nouveau fait la différence pour son équipe, qui n’a pas concédé de but pour la première fois de la saison.

 

Plusieurs fois en championnat, comme au tour de barrage contre Rubin Kazan au mois d’août, Lloris s’est illustré dans les moments faibles de l’OL, sauvant des résultats qui auraient pu être contraires et préservant l’invincibilité du club lyonnais depuis la 1ère journée de Ligue 1, le 6 août. Parlez-en à Olivier Giroud, buteur de Montpellier, écœuré le 27 août face à Lloris qui avait empêché les Héraultais de revenir au score, l’OL l’emportant finalement 2-1. Mercredi soir, face à l’Ajax, "l’ange gardien" des Lyonnais peut être encore considéré comme l’homme du match, avec une influence directe sur le score final. Mais il ne faut pas s’attendre à ce que le portier se mette en avant. "A l’issue du match, nous éprouvons quelques regrets car nous ne sommes pas passés très loin d’un exploit. Maintenant, cela n’enlève en rien notre performance rigoureuse, notamment tactiquement", déclare le gardien de l’équipe de France, dont les performances avec les Bleus sont dans la lignée de celles affichées avec l’OL. Avec la sélection, il paraît incontestable et semble s’être installé pour un moment comme N.1.

 

Face aux micros, il faut lui arracher les mots sur ses performances. "Mes arrêts ? Cela fait partie du jeu, mais contrairement à ce que l’on a pu voir, nous avons su être solides, même si nous avons défendu très bas, nous avons su rester en bloc", explique-t-il, éludant très vite la question de ses parades décisives et préférant souligner les vertus du collectif. "Nous n’avons pas pris de but, nous nous contentons d’un résultat nul. C’est bien pour le moral. Nous gardons cette dynamique avant de recevoir Marseille, dimanche", commente l’ancien Niçois, à Lyon depuis 2008. Son entraîneur Rémi Garde sait combien Lloris est important en ce début de saison dite « de la reconstruction », après l’ère Claude Puel. "Face à l’Ajax, un adversaire en confiance qui marque en moyenne trois ou quatre buts sur chaque journée de son championnat (18 buts inscrits en 5 journées, ndlr), l’objectif était de bien défendre. Bien évidemment Hugo nous a, comme souvent, rendu de fiers services en réalisant des arrêts exceptionnels, mais les dix joueurs de champ ont aussi contribué à ce que nous ne prenions pas de but". Dimanche à Gerland, en championnat contre Marseille, la performance de Hugo Lloris sera une nouvelle fois pour Lyon l’une des clés d’un match qui s’annonce disputé et indécis face à un OM en manque vital de points.