Par Flavie Malatier et Olivier Chatin de Chastaing

Vinci immobilier et l’OL ont débuté, ce lundi 5 février, les travaux d’aménagement du pôle de loisirs au Groupama stadium dans le but de prolonger la dynamique générée par le stade et d’occuper les 50 hectares avoisinant le stade.

« Ce pôle de loisirs est à l’image de l’espace qu’il occupe » présente Laurence Fautra, la maire de Decines-Charpieu. Et pour cause, à mesure que les projets sortent de terre, la Smart City OL se dévoile un peu plus, à  l’image de ce futur complexe de 23 000 m2 étendus sur quatre bâtiments. Sobrement intitulé pôle de loisirs, ce dernier s’inscrit dans le développement « d’un certain nombre de complémentarités ». « Nous avons essayé de créer une dynamique », dévoile le président de l’OL, Jean-Michel Aulas. Il comportera ainsi un bowling de 32 pistes – ce qui en fait le plus grand de Lyon -, un parcours ninja, une salle de sport de 2 000m2 estampillée Appart fitness, avec 280m2 dédiés aux cours collectifs et un espace balnéo avec piscine, sauna et hammam, un escape game, un parc de trampolines, une boulangerie snacking de la maison Hénon et un restaurant Ninkasi. Si divers espaces demeurent inoccupés, l’introduction de terrains de foot en salle reste « en réflexion », assure Stéphane Reymond, directeur régional de Vinci Immobilier.

 Livraison en 2019

Avant de poursuivre : « pour ce projet, nous avons souhaité un peu de convivialité et de rencontre, c’est important que les aménagements, les terrasses et les allées constituent un véritable espace de déambulation et d’échanges qui se connecte à la rampe Ouest du stade par une large esplanade sur le bâtiment Sud, lequel accueillera les terrasses des  restaurants ». Ces bâtiments sont élaborés sur le principe d’une « architecture ambitieuse, caritative et durable », dixit Laurence Fautra, des panneaux en polycarbonates habillant l’édifice. Livré d’ici deux ans, le Pôle de loisirs vient compléter l’offre dressée autour de la Smart city OL, laquelle doit héberger un centre de médecine sportive comportant 14 spécialités médicales, un laboratoire d’analyses médicales, un hôtel 3 étoiles et des bureaux. « 1000 emplois seront créés sur cette initiative. Le site demande une accessibilité maximale avec la livraison quotidienne par le tram T3 et la présence d’un millier de personnes sur le site », ajoute Stéphane Reymond. Particulièrement attractif sur le papier, le Pôle des loisirs nourrit déjà les ambitions futures. À commencer par une jonction avec Eurexpo ou Saint-Exupéry, réclamée par le président de l’OL. Ou encore l’édification d’une ligne de métro. Même affaibli, répercussion d’une récente opération, Jean-Michel Aulas ne lâche rien. Jamais.

Lundi 5 février 2018