L'OGC Nice, à l'agonie à Lorient la semaine passée, a livré samedi un match plein et a surclassé (4-1) le leader du championnat l'Olympique lyonnais, qu'il n'avait plus battu depuis 14 ans, dans un match comptant pour la 10e journée de Ligue 1.

 

Pourtant, Lyon était le grand favori de ce match, sur l'élan de son coup d'éclat à Liverpool (2-1). Toujours est-il que ces Gones, pratiquement qualifiés en 8e de finale de la compétition européenne, ont passé la marche arrière dans l'Hexagone, doublés au classement par Bordeaux, vainqueur dans le même temps du Mans. La formation de Claude Puel, privée de Lloris (adducteurs) et de Källström (gêne musculaire) par rapport à son exploit anglais, a manqué de ressort et d'imagination face à des Aiglons saignants comme jamais cette saison, que ce soit au plan individuel ou collectif. Après avoir encaissé 20 buts en 9 journées, l'équipe de Didier Ollé-Nicolle s'est rassurée en dominant son prestigieux hôte qui n'avait plus connu la défaite à Nice depuis la saison 1995-1996 (1-0).

 

Les Azuréens et l'ancien Lyonnais, Loïc Rémy, follement généreux devant mais également dans le repli défensif, auteur d'une passe décisive, de la frappe déviée par Cissokho et de son cinquième but de la saison tiennent peut-être avec cette victoire le match référence sur lequel s'appuyer pour s'extirper de la zone de turbulences. Très vite, sur une intelligente ouverture d'Hellebuyck, Rémy effaçait sur la droite Cissokho et remettait dans les six mètres où Bagayoko plaçait alors d'une belle tête le ballon hors de portée de Vercoutre pour ouvrir la marque et son propre compteur (1-0, 17e). En deux passes, la défense de Lyon était mise hors de position. Un centre tir de Govou dégagé spectaculairement d'un poing par Ospina (20e) puis une frappe envolée de Makoun (24e) témoignaient de la tentative de réaction des Rhodaniens qui cédaient de nouveau sur un centre tendu de Rémy dévié par Cissokho entre les mains de Vercoutre (2-0, 40e).

 

Après la pause, Claude Puel musclait son secteur offensif en lançant un attaquant Bastos à la place du latéral Cissokho, puis après l'heure de jeu Ederson à la place de Gonalons. Mais les Niçois, vigilants derrière, gardaient le vent en poupe à l'image d'Hellebuyck qui, lancé dans l'axe par Mounier, passait entre Makoun et Toulalan, pour inscrire son premier but de la saison (3-0, 69e). Touché sévèrement, l'OL buvait la tasse, sur l'enchaînement jonglage du genou droit, frappe du pied gauche de Rémy, au nez et à la barbe de Makoun, suite à un long dégagement d'Ospina (4-0, 75e). Ederson sauvait l'honneur en réduisant la marque dans son ancien jardin du Ray (4-1, 84e), mais n'épargnait pas aux siens la grande claque.