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7 janvier 2002

Les belles petites miches de Philippe Jocteur

 

 

 

 

 

 










 

 

De notre correspondante Marine

 

Philippe Marc Jocteur a aujourd’hui 38 ans, des années d’expérience et une réputation à en faire pâlir plus d’un ! L’Ile Barbe est son petit coin de paradis depuis plus de 10 ans et il gère à merveille son rôle de jet-setteur invétéré… Portrait d’un people de cœur à part entière…

 

Flash-back ! Philippe a 17 ans. A l’issue d’une formation CAP/BEP Boulanger, il travaille pour des minotiers. Sa fonction ? commer-ciale ! Il gère la promotion, les relations publiques, les animations. A l’époque, le secteur de la boulangerie bat de l’aile. 

 

Les jeunes apprentis devaient réagir. Fort de son expérience acquise en travaillant dans des moulins, Philippe décide de s’installer afin de mettre en œuvre ce qu’il a appris pendant plus de 8 ans. Il a donc déposé ses fours, ses fouets et ses spatules à deux pas de l’Ile Barbe. Grâce à l’aide précieuse de quelques amis (dont Paul Bocuse) et surtout de son talent, Philippe acquiert peu à peu une réputation de boulanger hors pair.

 

Il régale le gratin local avec ses petits fours et finit par conquérir définitivement le cœur des Lyonnais. Son ptit dej annuel est devenu un must (voir reportage). La spécialité-maison reste la tarte aux pralines (je vous la recommande !). 

 

Philippe a décidé d’en faire un référence. « On a décidé d’en faire une spécialité parce qu’on en mangeait qu’au restaurant. C’est un dessert difficile à faire pour une ménagère. Autant une tarte aux pommes est facile réaliser mais une tarte aux pralines !… » Philippe a fait refaire les laboratoires et la boutique. Les décors sont simples mais plein de charme… 

 

Coté cuisine, Philippe a opté pour du carrelage blanc ce qui rend tout cet espace lumineux et écla-tant de propreté.

Dès le mois de février, vous aurez la joie de découvrir la terrasse trans-formée en verrière, ce qui égayera ce trottoir en un coin convivial et sympathique. 

 

Le coût des travaux ? 2 millions de francs « C’est un investissement. J’ai un peu l’impression de m’être réinstallé. C’est une motivation parce que ça nous permet d’avoir des conditions de travail optimum. C’est clean, c’est propre. De plus, on pourra faire visiter nos laboratoires à tout moment à nos clients. C’est un challenge. Au bout de 10 ans d’installation, il fallait que j’en ai un sinon, il y a démotivation ». 

 

Au delà de son statut de meilleur boulanger lyonnais, Philippe doit désormais assumer son image de jet-setteur (rappelez-vous l’élection du Jet-setteur 2001). Son métier  demande beaucoup de présence… 

 

Mais en dehors de ses heures de travail, Philippe aime sortir. Pour lui, les sorties sont des moments de détente mais aussi l’occasion de rencontrer les gens différemment, les découvrir dans un contexte tout à fait différent que celui du travail « Donc si on aime sortir et qu’on est un peu dans la mouvance, on devient vite jet-setteur (rires) ! »  

 

Mais Philippe garde pour lui ses lieux de villégiature : « Je suis plus Corrèze-Lozère que St Trop’ (rires), si je dois descendre quelques jours au soleil, ce sera plutôt Dieulefit que le côté strass de la Côte d’Azur ! » 

 

Il y a des moments où Philippe privilégie le calme : « J’ai envie aussi de préserver ma vie privée avec mes amis. Il faut garder les pieds sur terre parce quand on est trop jet-setteur, on perd le sens des vraies valeurs : la famille, les amis…  Les soirées people, c’est bien mais il faut garder sa vraie nature, ses origines. Il ne faut jamais oublier qui on est. Je n’ai pas pris la grosse tête ou alors, les gens qui le pensent me prêtent des attentions qui ne le sont pas.

 

J’ai des amis de longue date qui sont maintenant connus sur la place de par leur fonction, leur élection… J’aime voir ces gens dans un contexte privé parce que je n’ai pas envie de voir des gens qui jouent un rôle. Je suis resté très simple. Si je suis à un cocktail et que je vois un de mes amis d’enfance, et bien je traverserai la salle pour aller lui dire bonjour que l’on soit à Lyon, St Tropez ou dans un lieu des plus people, je le ferai. Il faut rester soi-même ! »

 

L’élément le plus marquant depuis que Philippe exerce son métier de boulanger est son amitié avec Paul Bocuse. Dès qu’il a acquis sa boulangerie à l’Ile Barbe, Paul lui a fait confiance et l’a aidé. Monsieur Paul lui a demandé de fournir ses restaurants en viennoiseries. « Pour moi, c’est un modèle de professionnalisme, de réussite. Il est resté très simple, il garde les mêmes attitudes. C’est un modèle ! »

 

Quant aux anecdotes, Philippe reste ému par quelques-unes : « Paul Bocuse est un jour venu me rendre visite avec le directeur général des parcs d’attractions Disney (nationaux et internationaux) pour prendre le petit déjeuner ici. Aux murs de la boulangerie, étaient accrochées les assiettes de mes clients. Il avait trouvé ça amusant. Deux jours après, j’avais un paquet avec une assiette de Mickey ! 

 

Une autre anecdote m’a marqué. J’aime beaucoup New York. C’était au début de ma carrière, ma réputation était en train de se faire. Un jour, je suis allé dans une librairie et je suis tombé sur un recueil vantant les meilleures adresses gastronomiques de Lyon, les théâtres... 

 

A ma grande surprise, je me suis trouvé dans l’un des reportages. Me retrouver cité dans ce livre avec une photo, sans que je sois au courant, m’a réellement fait plaisir. Dans le même registre, la deuxième surprise que j’ai eue a été un reportage de Façonnable New York. Ils étaient venus faire des photos, on était vaguement au courant mais on ne savait pas trop quel était leur but final. Quelques semaines plus tard, on s’est retrouvé dans le magazine de Façonnable 5ème Avenue, c’était super sympa ! »


 


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A suivre, Les e-magineurs, missionnaires du web !

 

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