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2 juillet 2007


 Denis Richard en chasse pour Nemrod


Photos © Saby Maviel

Par Christophe Magnette

 

A la tête de l’un des cabinets leader dans le recrutement de cadres dans la région Rhône-Alpes, Denis Richard connait mieux que quiconque la singularité du marché de l’emploi actuel. Devoir faire face à un manque de ressources, exercer de facto une pression continuelle afin de dénicher le bon candidat, affiner ses techniques de détection… notre homme se montre sans ambiguïté.  

 

La vie professionnelle de Denis Richard, 54 ans, restera liée à jamais à la rencontre de deux personnes : Pierre Fabre et Christian Laué « la chance d’une vie», comme il aime à le souligner. C’est le premier qui fait « descendre » le gone d’alors à Castres, pour prendre la responsabilité des recrutements du laboratoire pharmaceutique éponyme. Il a 26 ans, fraichement diplômé d’école de commerce et quitte la capitale des Gaules pour la première fois « j’étais vraiment le Lyonnais qui débarque ». Un « exil » qui dure le temps d’un quinquennat. Un premier grand virage : « A l’époque, c’était un nouveau métier », se rappelle t-il. Mais à l’aube de la trentaine, il souhaite effectuer un retour aux sources. En 1982, il est débauché par le groupe Egor, deuxième rencontre marquante, cette fois avec Christian Laué. « C’était passionnant, j’étais passionné, c’est à cette période que j’effectue mes premières missions à l’international, là que j’apprends les spécificités de mon métier… ». Directeur des bureaux lyonnais, numéro 1 du marché, Denis Richard surfe sur le succès… jusqu’à la disparition brutale du groupe « du jour au lendemain ». Nous sommes en 1993. « J’avais 42 ans, de l’expérience, de la volonté, je me suis lancé ». Dans la foulée il créé Nemrod « je suis né dans la crise et ça m’a fait beaucoup de bien car j’ai pu mesurer ce qui n’allait pas dans notre profession ».  Un bon calcul, 14 ans plus tard, Nemrod est incontournable.

 

110 missions de recrutements en 2006, un effectif de 12 personnes – une antenne à Paris - 1,5 millions d’euros de chiffre d’affaires, les clignotants sont au vert. Les perspectives aussi « nous tablons sur un chiffre d’affaires de 1,8 millions d’euros pour l’exercice en cours et de 2 millions d’euros pour 2008 » précise notre homme, amateur depuis peu de longues randonnées dans le massif du Mont-Blanc. Visionnaire, il a su adapter ses méthodes de travail et anticiper les évolutions structurelles du marché de l’emploi. Il est l’un des premiers cabinets à obtenir la certification Iso 9001, à créer une cellule d’approche directe « pour trouver Le spécialiste ». Et de renchérir « le maitre mot de notre métier doit être la transparence : dire ce qu’on fait ; faire ce qu’on dit ». D’autant plus que le recrutement des cadres est en plein boom et que le phénomène est amené à perdurer. Et les jeunes comme les seniors sont concernés : « nous avons l’an dernier placés 7 seniors de 54 ans ou plus», se félicite Denis Richard. Honnête, il avoue qu’aujourd’hui ce sont les recruteurs qui sont dépendants des candidats et non le contraire. Une tendance qui lui fait dire « que les candidats ne se rendent pas compte du pouvoir qu’ils ont ! ».

Car l’homme est enjoué et tient à faire passer le message : « Le problème réside dans le manque d’information, l’offre et la demande ne se rencontrent pas. Or, les chercheurs d’emplois doivent savoir que nous avons de quoi les satisfaire car la demande existe ». Depuis le début de l’année via sa holding personnelle, Denis Richard a ajouté une nouvelle corde à son arc, Enaxion, spécialiste du conseil-accompagnement qui prévoit cette année un chiffre d’affaires de 2 millions d’euros. Pour autant, quid de l’évolution actuelle ? « Les cycles économiques sont plus rapides, et donc déstabilisants. A tel point qu’aujourd’hui, un cadre qui reste plus de 5 ans dans une même fonction ne peut faire l’économie d’une remise en question. Il est très important aujourd’hui de pouvoir changer d’entreprise, mais une autre alternative est également possible : pouvoir évoluer au sein d’une même structure et se préoccuper régulièrement de son avenir. Du reste, il est réconfortant d’observer « la traque au potentiel » à l’intérieur des entreprises, la promotion interne est en train de faire son chemin même si le remplacement des générations demeure l’enjeu essentiel de demain ». Et de conclure, comme un rappel salutaire « il faut aussi prendre le temps de s’occuper de sa famille… »
 


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A suivre, Jacques Verger : assurément !
 

Denis Richard en chasse pour Nemrod