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 28 mai 2001


Mario Gurrieri : « A Cannes, je n’ai tiré que des photos !  »

 

 

 

 

 

 





 






De notre correspondante Alexia

Photos Jean-Luc Mege et Nicolas Winckler


Deauville, Cannes, Roland Garros ou encore les soirées mondaines lyonnaises sont quelques-uns des terrains de chasse de Mario. Ami des stars et photographe de renommée mondiale Mario est une exception dans la profession. Sa morale, son honnêteté et son côté latin lui confèrent ce petit plus qui le distingue. Portrait d’un photographe sage comme une image.

 

Originaire de Bizerte (Tunisie), Mario a commencé la photo à l’âge de 13 ans dans la rue et sur les plages tunisiennes plutôt que d’aller à l’école. Il n’a jamais pris un cours de photographie car pour lui: « Les cours de photos c’était la rue. ». Puis en 1956, à l’indépendance de la Tunisie, il débarque avec toute sa famille à Marseille mais n’abandonne pas pour autant son objectif.  Il ne tarde pas à photographier ses premières stars puisqu’en 1958 il rencontre Johnny Hallyday en concert en terre phocéenne. 

 

Puis tout s’enchaîne très vite… la même année il répond à une annonce pour être photographe au Festival de Cannes. Célibataire, jeune, beau et déjà très pro, il se lance dans l’aventure cannoise. Il côtoie les plus grandes stars (Romy Schneider, Fellini, Mastroianni…) et fait la fête. « C’était la grande époque. Il y avait peu de photographes et le Festival était sensationnel. Moi, j’adore Cannes. Je dis toujours que je ne veux plus y aller mais j’y retourne quand même parce que c’est sensationnel. »

 

L’année suivante il rencontre au cours de la foire de Roanne, où il faisait des photos, celle qui deviendra sa femme. Cependant, de 1960 à 1972 Mario n’ira pas à Cannes, c’est sa période blanche. Et si Mario reste mystérieux sur les raisons de son absence on peut se douter que sa jeune femme craignait sans doute les sirènes et starlettes cannoises ? Mais depuis Mario a trouvé la parade puisque depuis 1973 son épouse l’accompagne et peut ainsi « surveiller » son mari.

 

A Cannes, Mario se sent comme chez lui : « Je fais ce que je veux. Je connais tout le monde et ils savent que je mets de l’ambiance. Pour les photo call, j’anime et je chante en italien." Et les stars le lui rendent bien. Chaque année elles le reconnaissent et ne jurent que par son objectif.

 

Car Mario n’est pas seulement un bon photographe, il est aussi un homme de confiance, qualité rare dans la profession. En 50 ans de métier il n’a jamais failli à sa ligne de conduite: « Je suis contre les photographes paparazzi. Moi je demande toujours l’autorisation pour prendre des photos. On a pas le droit à l’image, l’image ça appartient à la vedette ! ».  Le Cannes sulfureux, il ne connaît pas. Car jamais, au grand jamais, il ne se serait adonné aux photos volées : « Quand je vois que c’est pas bon, que je ne peux pas faire de photos, je préfère rentrer chez moi et regarder la télé ou être avec mes copains. »

 

C’est pourquoi il a réussi à faire des clichés inédits comme ceux de Michaël Jackson lors du 50ème Festival de Cannes. C’est son producteur en personne qui a invité Mario dans la salle pour le photographier. Des photos vendues dans le monde entier par la suite.

 

Certes, Mario aurait pu faire fortune en paparazzo mais c’est un homme simple pour qui l’argent n’est pas une finalité. «Photographe, c’est un métier de clochard. Moi je préfère habiter chez moi dans un HLM avec ma famille. » Travail, famille, photos… telle pourrait être sa devise. Il mène une vie de photographe quasi « monacale ». Lorsque ce n’est pas son appareil qu’il porte dans ses bras, c’est sa magnifique petite-fille qui prend le relais, le transformant en papi gâteau. D’ailleurs il n’a cessé de me répéter pendant l’interview : « Je ne bois pas, je ne fume pas, je fais bien mon travail et j’aime ma femme ! ». Tout un programme.

 

Contrairement à beaucoup d’autres il ne profite pas des avantages que lui confèrent le métier. Il garde bien soigneusement dans son agenda les adresses personnelles de Robert de Niro ou Sharon Stone mais n’osera jamais s’inviter chez eux par morale et conscience professionnelle. Il sait garder ses distances.

 

Si l’on surnomme Mario « L’ami des stars » c’est parce qu’elles lui font confiance. L’exemple le plus criant de son amour et de son infime respect pour ceux qu’il photographie est sans doute celui de la mort de Claude François. Il était présent pour ses funérailles mais pas en tant que photographe… en tant qu’ami.

 

Mais Mario est un homme de caractère, sans doute son côté sicilien. En effet, en 1983 avec deux autres de ses copains photographes il a été l’instigateur de la grève des photographes dirigée contre Isabelle Adjani venue présenter « L’été Meurtrier » au Festival de Cannes. Son absence à la conférence de presse puis au photo call avait déclenché la colère des photographes qui, pour lui rendre la pareille, n’ont pris aucune photos de la belle lors de sa montée des marches.

« On est des photographes, pas des chiens. Les vedettes doivent jouer le jeu de la médiatisation. » acquiesce Mario, fier de son action.

 

Enfin quant on évoque l’éventualité de sa retraite et de sa succession il bafouille, hésite et dit qu’il verra, ne sait pas… Le Tina Turner de la photo a encore de belles années devant lui. Si un soir au détour d’une soirée vous entendez chanter en italien les tubesques « O Sole Mio », « Volare » ou « Come Prima » alors « sourissez » et vous serez photographié !
 


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A suivre, Monsieur le député Bernard Menez…

 

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