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8 décembre 2003


Arnaud Gidoin, l'humour puissance Ken

 

 

Chemise blanche froissée, jean délavé, Arnaud Gidoin a la tenue idéale du type sympa mais selon son attachée de presse, « il ressemble un peu trop à  Ken (ndlr : le copain de Barbie) sur l’affiche ». Rencontre avec un séducteur quelque peu anxieux à l’idée d’affronter le public lyonnais.

 

Propos recueillis par François Pill

 

Tout d’abord, pourrais-tu me faire ta bio express, c’est à dire les moment qui ont compté pour toi de ta naissance jusqu’à aujourd’hui ?

J’ai toujours eu le désir de jouer : pendant que mes potes révisaient leur bac, j’écrivais mes propres textes. En 93, je monte une troupe « la bande originale » ce fût la vraie révélation , puis deux rencontres capitales : Gérard Louvin le producteur de la troupe, et Thierry Ardisson qui m’a découvert et m’a inciter à faire de la télé. Ensuite, Pascal Legitimus m’a appris les ficelles du One Man Show alors que je me produisais avant Anthony Kavanagh. 

 

Quels sont les artistes qui t’ont donné envie de faire ce métier et quels sont ceux que tu apprécies ?

Deux personnes sont de véritables modèles pour moi avec des univers radicalement opposés: Pierre Palmade et Albert Dupontel ; je les regardais tout les soirs à l’époque de « la Classe » et je me disais plus tard : « Je veux leur ressembler ». Actuellement, mon modèle en matière d’humoriste c’est Gad Elmaleh, il arrive à communiquer une énergie incroyable avec son public. Autrement je voue une admiration sans borne pour Gérard Lanvin, outre le fait d’être un excellent comédien, il arrive à ne pas mélanger travail et vie privée. Il a offert le plus grand château de sable du monde à ses enfants en s’installant à La Baule, loin des mondanités parisiennes. D’ailleurs, dès que je le peux, j’essaie de m’éloigner du monde artificiel du show-biz.

 

Pourrais-tu me parler de l’époque de « la bande originale », avec qui te produisais tu ? Comment s’est passée la collaboration avec Gérard Louvin ?

On étais douze sur scène, chaque jour nous écrivions de nouveaux sketchs ainsi que des parodies. Le fait d’être aussi nombreux m’a permis d’installer une certaine rigueur dans ma manière de travailler. Quant à Gérard Louvin, c’est un grand professionnel et il ne faut pas oublier qu’il a donné sa chance à toutes les pointures du rire d’aujourd’hui.

 

Parmi tes expérience télés, on retient Ali Baba (produit par Ardissson) et le Morning Live en alternance avec Mickael Youn en juin 2000. Comment expliques-tu que ces émissions en solo n’aient pas vraiment fonctionné ?

Ali Baba à très bien fonctionné mais comme je partais souvent en vrille, les dirigeants de TF1 ont préféré ne pas reconduire l’émission, pour le morning live, je n’étais pas assez fédérateur, mon univers de trentenaire ne collait pas à l’esprit du show ; en plus j’animais deux autres émissions, la direction de M6 a voulu me ménager. Animer est un vrai métier où il faut savoir recevoir le public, chose que je n’arriverai pas à faire tant que j’aurai pas joué mon propre spectacle. 

 

Comment as-tu intégré la Ruquier team ?

L’esprit de ping-pong propre à l’univers de Laurent m’intéressait beaucoup. J’avais rencontré le directeur artistique d’ «On a tout essayé », Charles Hudon, lorsque je me produisais avec la ligue d’improvisation au Canada et ce fut le déclic. Travailler avec Laurent est très agréable car il a tout de suite su me mettre à l’aise.

 

Télé, radio, scène, tu es un touche à tout. As-tu un domaine de prédilection ?

C’est avant tout la scène car il y a une vraie rencontre avec le public. Mais il y a également toute une partie professionnelle que le public ne connaît pas, mon light motif est de m’éclater ; en effet il m’arrive de doubler des dessins animés. Je n’ai jamais rien fait pour manger, ce qui est rare dans ce métier. 

 

Connais-tu bien Lyon ?

Pas vraiment, mais la première de mon spectacle sera à Lyon. Je viens d’apprendre que le public lyonnais était l’un des plus froid de France. Lancer mon spectacle ici est le meilleur entraînement qu’un comédien puisse espérer même si j’appréhende énormément. Il y a une dizaine d’années, j’ai connu une de mes pires expériences de comédien à quelque kilomètres d’ici dans l’Ain. Je jouais dans un bar lugubre où le patron était à la fois barman, régisseur et agent de sécurité, j’attendais donc plusieurs minutes pour avoir un noir. 

 

« Name quizz » : tu me donnes trois mots ou une expression correspondant à chaque personnalité.

Arthur : « Première télé ; Merci ; A bientôt »

Claude François Jr (le producteur du spectacle) : « Bientôt un ami ! »

Ardisson : « Je préfère Thierry »

Legitimus: « Génial ! »

                  

De quoi parle ton one man show « La routine » ?

C’est une succession de neuf personnages décalés, encrés dans la réalité. On croise aussi bien un travailleur clandestin, un homme au foyer ou un père possessif. Mon  spectacle n’est pas uniquement drôle, il s’inspire de faits dramatiques. 

 

Une phrase pour inciter les lecteurs à venir voir ton spectacle ?

Vous serez agréablement surpris ! 

 

Arnaud Gidoin

« La routine »

Vendredi 12 décembre - 20h30

Salle Paul Garcin

7  impasse Flesselles, Lyon 1er
 


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A suivre, Gilles Michel : « La répression ne peut pas être efficace sur la durée ! »
 

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