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 2 octobre 2000


 Franck Béjat,
 du Moulin Rouge au Comité Saint Ex

 

 

Son nom ne vous est peut-être pas familier mais ses actions à Lyon connaissent toujours un retentissement considérable. Dernier exemple en date, l’aventure Saint Exupéry. Si l’aéroport de Lyon a changé de nom en grandes pompes l’été dernier, c’est grâce à lui. Portrait d’un entrepreneur aux passions dévorantes.

 

C’est en 1942 que Franck Béjat fait sa première ap-parition à Lyon. Bien protégé au sein d’une cellule familiale nom-breuse, le jeune Franck fait ses premiers pas et ses premiers coups dans le quartier de Monchat où il passe son enfance. Fort dissipé, il a du mal à rester cloué sur les bancs de sa classe. A 14 ans tout juste sonnés, il quitte l’école pour prendre son premier poste en usine. Son extrême mobilité et sa soif de connaissances vont le pousser vers de multiples expériences professionnelles. On le croise quelque temps dans les ateliers du Garage Molière avant de le retrouver dans la distribution cinématographique. C’est là qu’il fait connaissance avec la fonction commerciale où il se révèle particulièrement doué. 

 

Délaissant le cinéma, il part commercialiser des couvertures chauf-fantes pendant deux saisons ! Il a 21 ans et la baraka : un hiver particulièrement rude aidant… il explose le comp-teur des ventes et fait connaissance avec les joies de l’argent. A 29 ans, changement de cap, Franck reprend une petite boîte alors inconnue, Le Moulin Rouge à Albigny sur Saône. Agrandissement, travaux… le jeune patron ne ménage pas sa peine pour en faire ce qu’elle est aujourd’hui. L’affaire ne tourne que le week-end et comme Franck Béjat n’aime pas rester inactif, il décide de créer avec deux copains François-Xavier Camat et René Del Prado les boutiques Casual

 

La rencontre avec les responsables de Handicap Inter-national tient lieu de déclic. Par sympathie, il décide de leur donner un coup de main en organisant en 1985 la Fête sans frontières au Parc de la tête d’or. Le succès populaire est considérable, et à son apogée la fête accueillera 120 000 personnes. Les personnalités politiques mises à contribution s’en donnent à cœur joie. (ci-contre Francique Collomb, Simone André et Bernard Rivalta à la corde et tirant dans le même sens !). 

 

D’autres n’hésitent pas à mouiller leur chemise en parti-cipant à un spécial Intervilles animé par Guy Lux. Charles Hernu
et Jean-Jacques Queyranne défendent les cou-leurs de Villeurban-ne dans la course des pédalos. En 1991, Michel Noir refuse de prêter le parc et la fête s’exile à Gerland puis à Bron. La fête ne survivra pas au départ de son organisateur.

 

Une passion en chassant une autre, Franck ne tarde pas à replonger. Après s’être séparé de ses derniers magasins Casual, Franck Béjat – passionné d’aéronef – se lance dans l’aventure Saint Exupéry. Sa première rencontre avec l’univers de l’écrivain ne date pas d’hier : jeune ado, il passe ses vacances au château de Saint Georges de Rémens, lieu de villégiature des Saint Ex acquis par la Ville de Lyon pour en faire un centre aéré. Le centenaire de la naissance approchant, Franck Béjat et ses amis décident de marquer un grand coup. Une association présidée par Bernard Chaffange , le directeur de l’aéroport (ci-contre) prend en charge une mission pharaonique. Les projets ne manquent pas : changement de nom de l’aéroport, élévation d’un monument place Bellecour, impression d’un timbre… “ Deux ans et demi de travail et d’enfer… ” raconte Franck Béjat. 

 

Les obstacles ne manqueront pas, le suspense durera jusqu’à la dernière minute. A l’arrivée, c’est le carton plein pour les membres du Comité Saint Ex 2000 : tous les projets ont abouti, seul reste en suspens le château dont le sort devrait être connu prochainement. Insensible aux critiques concernant l’expo géante de la place Bellecour – qualifiée de kermesse par certains de nos confrères – Franck Béjat reconnaît cependant volontiers avoir pété un câble à propos de la signature du monument. Sur le socle on peut lire : “ Projet imaginé par Franck Béjat et offert à la Ville de Lyon par le comité Saint Ex 2000 ”. Le fan de Saint Ex serait-il devenu mégalo ? “ Vous savez très bien que lorsque les choses marchent, certaines personnes ont tendance à se les approprier, explique-t-il. Je l’ai fait pour emmerder les jaloux et tous ceux qui voulaient s’approprier le projet ! ” Nous n’aurons pas le plaisir de connaître les noms de ces sympathiques personnages. 

 

Franck Béjat est déjà ailleurs, il savoure un repos bien mérité en pilotant sa mont-golfière parée des rubans rouges de la Biennale de la danse. La tête dans les étoiles, durablement.

 


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à suivre, les ptits’ dej de Montgolfier avec André-Claude Canova


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