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16 juillet 2007


 Gilles Vannelet
 Pilote au cœur tendre

 

Par Marc Polisson
 

Il promène sa silhouette athlétique et son sourire carnassier dans toutes les fêtes lyonnaises. Racontant à qui veut l’entendre qu’il est pilote automobile. Sur le circuit de Ledenon (Gard), nous sommes partis vérifier si c’était du lard ou du cochon.

 

Un dimanche après-midi du côté de Nîmes. Au paddock, nous retrouvons la belle gueule de Gilles Vannelet, 48 ans, coupe à la Barthez, taureau, né à Paris d’un père producteur de champagne sur le tard (ce qui explique sans doute qu’il a toujours une coupe en mains). Une petite grande sœur, Dominique récemment intronisée dans les mondanités lyonnaises. Passionné de sport automobile depuis l’époque des couches-culottes, Gilles a traîné ses cheveux longs sur les circuits d’Albi et Nogaro. Fréquenté le pensionnat de Sorèze comme François Turcas. La baraka mais pas le BAC. Papa ne veut pas en entendre parler de sport auto. Obligations militaires en tant qu’EOR à Luneville. « Spécialiste de l’obturateur », se blesse et finit dans un bureau. Après le service, se casse du domicile familial, s’improvise vendeur d’aspirateurs en porte-à-porte le jour, et serveur dans les bars de Toulouse la nuit. Il a 21 ans quand il participe à l’opération « Marlboro cherche un pilote » et obtient sa place en finale nationale sur le circuit de La Châtre. Passe à deux doigts de la victoire. « Tout s’écroule » car son rêve de pilote professionnel était à sa portée. Retour aux aspirateurs, au double vitrage puis à l’ODA (Pages jaunes). Avec sa paye, il s’offre une  Ford Escort XR3. Sa voiture de course fait office de voiture de fonction. Participe à des coupes de promotion (R5, Clio, Mégane) avant de courir sur Porsche. Enchaîne dans la direction commerciale, le mannequinât puis le marketing. Ses clients sont ses sponsors. Son meilleur ami Benjamin Schmerder l’aide à monter des opérations de sponsoring. Cette dispersion ne l’a-t-elle pas empêché de grimper au sommet de son art ? « Non, parce-que j’ai commencé la compétition automobile quand les autres prenaient leur retraite. Et c’est grâce à mon approche commerciale que je pouvais courir ». Aujourd’hui, Gilles vit de sa passion et court en GT (Grand Tourisme) sur des engins mythiques (Ferrari, Lamborghini, Viper, Jaguar, Porsche…) avec le statut de pilote privé. Côté vie privée, justement, il a été marié à une lyonnaise issue d’une famille de soyeux. Qui lui a donné deux beaux enfants Charles et Margaux. Sa vie amoureuse qu’on dit mouvementée, apparait aussi sinueuse que le circuit de Ledenon. Il s’en défend : « je suis célibataire » mais « toujours joignable » surtout quand il s’agit d’une belle brune prénommée Fred qui tremble quand il est en course. Fan et femme de pilote à la fois, une position intenable mais propre à ravir l’insatiable affectif qu’est le coureur (automobile) Gilles Vannelet.

 

 Son palmarès

 

- Leader provisoire du championnat d’Europe GT3 FIA sur Ferrari 430

- Vainqueur du Challenge Ferrari à Monza en 2006

- Vainqueur à Dijon en GT français sur Viper en 2006

- Podium du championnat de France de coupe Renault

- Champion de France Mégane en 1999

- Vainqueur du Rallye de Charbonnières (groupe N) en 1994

- Champion de France Carrera Cup en 1992

- 3 participations au Rallye Monte Carlo sur Ford Escort Cosworth

 
 

 Combien ça coûte ?

 

Son écurie de compétition (en l’occurrence Sport Garage (42) est un garage auto spécialisé dans les voitures de course. SG aligne trois Ferrari 430 GT3 sur le championnat GT français (7 week-end – 14 courses) pour un montant avoisinant les 25 000 euros / véhicule. (Uniquement les droits d’engagements). L’écurie SG compte six pilotes (2 par voiture) qui louent leur voiture pour 140 000 euros pour la saison (ça comprend l’auto, les mécanos, l’essence, les révisions) sauf la casse (il faut rajouter l’assurance 30 000 euros avec une franchise de 15 000 euros). Le budget est complété par les déplacements perso (bouffe, hôtels…) et la casse (60 000 euros de carrosserie l’an dernier). Une voiture qui roule coûte 8 000 euros à l’heure (à titre de comparaison une Formule 1 revient à 150 000 euros/heure). Le budget global de la compétition GT France se monte à 200 000 euros auquel il faut rajouter 300 000 euros pour le GT Europe. En plus de ces deux championnats, Gilles fait quelques piges au Trophée Andros (15 000 euros/course) et participe aux 24h du Mans (150 000 euros) « sans les consommables ». Ses revenus ? « Je n’ai pas beaucoup de revenus, 2 000 euros/mois et je suis très économe. J’investis dans les courses. » Pas de patrimoine et pas de retraite, ce sont les revers de la médaille. Mis bout à bout, le budget à trouver s’élève à 700 à 800 000 euros/an ! « Je suis parfois court en trésorerie mais je cours ! » C’est là que Christophe Moralès (2WMC Sport) rentre en scène pour convaincre de nouveaux sponsors. « Gilles court sur le circuit et moi je cours autour ! Nous n’avons pas de petits ou gros sponsors, c’est un club de partenaires ». Parmi eux, Gamarvin, JL Maier, Delorme Automobiles, PFI, Foncimo… pour lequel Gilles et Christophe organisent du réceptif sur les courses et des animations. Sur le circuit de Ledenon, ceux qui l’accompagnent occasionnellement ou régulièrement (Vanessa, Dominique, Philippe, Thierry…) étaient enchantés. Nous aussi. MP

 

 

 Ce sont qui l’aiment qui en parlent le mieux

 

Fred, son égérie

« Dès qu’il met son casque il est dans sa bulle. Quand il se prépare, j’ai une petite boule qui augmente au moment du départ ».

 

Margaux, 11 ans

« J’ai parfois peur mais tout s’est toujours bien passé ! Je suis fier de mon papa »

 

Charles, 14 ans

« J’aimerais bien faire pareil ! Je pratique le kart loisir et je veux devenir pilote, mais papa me dit : « d’abord l’école ! »

 

Christophe Moralès, son partenaire
« Il fait partie des 10 personnes que je respecte le plus. Tout ce qu’il fait, c’est avec le cœur ! »

 


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A suivre,
Jean-Paul Mauduy, intime
 

Gilles Vannelet
 

 

 

 

 


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