Photo DR

Par Alain Vollerin

André Cottavoz, peintre volontaire, soumis aux charmes des fleurs, des fruits, et des nus féminins… était né à Saint-Marcellin, en Isère, le 29 juillet 1922. Il s’inscrivit à l’école des beaux-arts de Lyon, le 30 décembre 1940.

Il avait comme condisciples Jacques Truphémus, René Dejean, Eliette Bation, le sculpteur Jacques Gotard, Joseph Maillet, Paulette Michet qui connaîtra un succès retentissant comme danseuse du Casino de Paris (après avoir accompagné à la guitare, le jeune Jean Mélinand, élève de Jean Bertola), Jean Fusaro, Pierre Coquet, Françoise Juvin, Thérèse Thomas, fille de l’architecte compagnon de Tony Garnier, Louis Thomas, Henriette Barbezat, Roger Bravard, Charles Giaume, Jean-Jacques Robert dit Lerrant qui deviendra journaliste au Progrès de Lyon, Antoine Sanner, Hélène Mouriquand, Roger Forissier, Simone Gambus, Pierre Doye, André Frisetti, Jacques Ravel, etc…

André Cottavoz fut très marqué par l’enseignement d’Antoine Chartres. Pendant longtemps, il fit du Chartres avec passion, comme Jacques Truphémus et James Bansac. A l’époque, les jeunes artistes croyaient en la force des mouvements. Ils formaient des groupes (une quinzaine de membres) pour défendre leurs idéaux. André Cottavoz avec Philibert-Charrin, Jean Fusaro, Antoine Sanner, Jacques Truphémus, Jean Mélinand, Pierre Doye fonda le Sanzisme porté par l’influence de Pierre Bonnard. Ils exposèrent dans la chapelle du lycée Ampère, en 1948. Un certain machisme régnait alors, on évinça Hélène Mouriquand, Eliette Bation, Henriette Barbezat, Simone Gambus. Monté à Paris, André Cottavoz suivit brièvement les cours d’André Lhote qu’il analysa rapidement comme trop théoriques. Il devint l’ami du peintre Alexandre Garbell qui lui présentera, boulevard Raspail, le propriétaire de la galerie Art Vivant.

Parmi ses premiers admirateurs, des célébrités : Raymond Cogniat, alors patron de la revue Arts, où écrivaient mes amis Michel Ragon et René Deroudille, et où dessinait l’inoubliable Jean-Albert Carlotti. Un jour, passa devant la devanture, l’animateur de la galerie Tamenaga. L’avenir d’André Cottavoz était écrit pour la postérité. Entre figuration et abstraction, le style d’André Cottavoz est inégalable. André Cottavoz nous a quittés, en 2012. L’idée de l’exposition à Vourles permettra d’honorer une fois encore, un artiste libéré de toutes influences, qui répondait aux seules injonctions de sa volonté et de son humeur. Nous découvrirons avec un immense plaisir les choix, toujours très inspirés, de Michel Régnier, sensible adjoint à la culture de la ville de Vourles, depuis plus de vingt-cinq ans.

Exposition André Cottavoz à Vourles, du 7 au 23 février 2014
Maison Forte-2, rue des Vallières. Informations : www.vourles.fr