jean-janoir Par Alain Vollerin

 

A l'initiative de sa commission présidée par le docteur Vincent Banssillon. Alice Gaillard assume le choix des exposants. Cette fois, il est excellent. Trop longtemps catalogué à Lyon, comme peintre des dessus de canapés modernistes exposés à la boutique Arrivetz, Janoir est avant tout un poète déchiré, bien entendu, et un peintre pourfendeur de réalité.

 

Celle-ci lui fait horreur. Janoir la fuit, chez les êtres humains, comme dans son œuvre. Et, comme on le comprend, comme on peut partager cette aversion irrépressible. Le maire de Lyon délaisse les arts. Gégé, où étais tu ? Il les a confiés à un urologue qui ne fait aucun effort. Où étiez-vous Képé ce samedi 16 mai 2009 ? Qu'aviez-vous de si important à votre emploi du temps, pour justifiez votre absence à un vernissage de Jean Janoir ? Comme la mairie ne fait pas grand chose et que Sylvie Ramond pour le musée des beaux-arts, n'effectue pas son travail, qui est de participer à la vie locale, d'écouter, de voir, ce sont les privés qui font le boulot. La Fondation Renaud entreprend beaucoup, elle doit être encouragée. Rêvons un peu. Quand verrons-nous une salle Janoir au Musée des beaux-arts de Lyon ?  Il  la mérite, comme bien d'autres, comme les Nouveaux, les Sanzistes, etc, etc, etc. Mais, Madame Ramond s'en fout, et toute une ville souffre de voir ses peintres, ses artistes négligés, méprisés. L'action de la Mapra ne suffit pas, elle est trop engagée dans le présent, pas assez vers nos racines, notre sublime passé, qui fait de Lyon une des villes les plus remarquables en matière d'arts plastiques, et ce, depuis Stella. Jean Janoir frappé par un problème de santé, peint désormais avec son ordinateur. Très bien. Contrairement à ce qu'affirment les esprits chafouins, son œuvre n'est pas moins intéressante. Son travail actuel s'inscrit dans une progression justifiée, où son onirisme forcené exprime des images onctueuses où le corps féminin envahit l'espace, régnant comme un empereur chinois de la haute époque sur ces vagues de chair argentée. Avec le temps d'ailleurs, Jean Janoir ressemble de plus en plus à un colossal mandarin asiatique. Jean Janoir est un homme libre et sa peinture aussi… Les âmes étriquées ne peuvent la percevoir. Tant pis.

 

Jusqu'au 7 juin 2009

Fort de Vaise – Lyon 9ème

25-27 bd Saint-Exupéry