annabel-brourhant-et-michel.jpg Par Alain Vollerin

 

Je me souviens d’une petite débutante aux temps déjà bien lointains, où TLM était encore une télévision pionnière, libre ou presque, en tous cas, échappant au contrôle d’un grand groupe de presse comme Le Progrès.

 

Elle animait des émissions après s’être liée d’amitié avec Trini Lopez (un rocker des années soixante qui offrit avec Sylvie Vartan une première partie à l’Olympia aux Beatles). Non, excusez-moi avec Frédéric Lopez qui fit un passage dans la station, comme d’autres gloires nationales de la presse lisse actuelle : Yves Calvi, etc. Annabel Brourhant fit des études au conservatoire de Genève avant d’évoluer dans le milieu de la télé en Belgique pour la RTBF, après Lyon, à Paris sur FR3, LCI et la Cinquième. De retour à Genève, riche d’une vie de famille réussie après son mariage et la naissance de ses quatre enfants, ellle  vient de choisir les pinceaux sans la palette pour peindre à la manière de Mark Rothko, expressionniste abstrait qui se suicida en 1970. Annabel qui a un bon fond de suissesse solide, n’a pas l’air de se faire de la bile pour copier en gentil vampire, ce maître de l’art américain au XXe, auquel les éditions Skira viennent de consacrer un superbe ouvrage dont je conseille la lecture à la belle Annabel. Comme cela, elle ne fera plus de peinture sans savoir, comme d’autres font des crêpes, des roll-mops ou la croûte au fromage. Si elle le peut, je recommande à la gentille Annabel qui passe du figuratif à l’abstrait sans se poser de question, de retrouver un bon job à la télé. Elle y sera plus à sa place. On ne s’improvise pas artiste peintre.

Jusqu’au 11 Octobre

Galerie Saint-Firmin

2, rue Saint-Firmin- Lyon 8e

04 78 01 00 46