Par Morgan Couturier

Depuis le 1er janvier 2017, la ville de Lyon a modifié de façon subtile sa grille tarifaire en matière de stationnement payant. Fini les « 15 minutes gratuites », inclues désormais dans le tarif global.

La grogne des automobilistes n’a pas tardé à se faire ressentir dans la capitale des Gaules. Non content de faire fondre le nombre de places gratuites comme neige au soleil, la ville de Lyon a entrepris depuis le 1er janvier 2017, une refonte de sa grille tarifaire.  Le principal changement est à retrouver du côté du stationnement gratuit pour le parking de courte durée (15 minutes). Cette subtilité, utilisée des « dizaines de milliers » de fois, selon l’association des Contribuables Actifs du Nord-Ouest Lyonnais (Canol), n’est plus proposée sur les horodateurs, que ce soit en tarifs Presto (en hyper-centre) ou en Tempo. Et pour cause, comme mentionné sur le site de la ville, ces fameuses quinze minutes gratuites sont désormais inclues « dans le tarif global de stationnement ».

En d’autres termes, les automobilistes sont dans l’obligation de s’affranchir du tarif minimum pour bénéficier de ses fameuses quinze minutes, offertes jusqu’à présent. En hyper-centre, les conducteurs sont forcés de s’acquitter d’un euro pour 30 minutes de stationnement. En zone Tempo, ce tarif est rabaissé à 50 centimes pour une durée identique. De quoi assurer à la municipalité de plus amples recettes, estimées à « quelques millions d’euros », toujours selon l’association Canol. À cela s’ajoute la nécessité de renseigner sa plaque d’immatriculation, mesure introduite elle aussi, depuis le début de l’année 2017.