Par Morgan Couturier

Arrivé ce lundi 5 novembre 2018 entre Rhône et Saône, après avoir quitté sa région d’Occitanie natale, le nouveau préfet du Rhône et de la région Aura se veut proche de ses concitoyens « partout où ils se trouvent ».

« Dynamisme, cohésion, partenariat, proximité, sécurité, solidarité. Si je devais résumer, en six mots, mes objectifs qui guideront mon action, ce sont ceux-là que j’emploierais ». Pascal Mailhos n’y est pas allé par quatre chemins, à l’heure de se présenter à la presse, lui qui « accorde beaucoup d’importance à la communication de l’Etat ». Fraîchement débarqué sur Lyon, après quatre années passées sur les bords de la Garonne, près de son Tarn natal, le nouveau préfet du Rhône n’a pas tardé à prendre connaissance des dossiers à venir, lui qui remplace au pied levé Stéphane Bouillon, nommé chef de cabinet de Christophe Castaner, place Beauvau.

La valse des préfets va-t-elle être stoppée ?

Celui qui fut également directeur des Renseignements Généraux a promis de s’atteler rapidement aux défis imminents, que ce soit sur le volet de la sécurité, de la lutte contre l’immigration clandestine, des problématiques de l’A45, de l’accès à Lyon ou du déclassement de l’A6/A7, objet d’un « large débat public en 2019 ». « Je serai très vigilant à la situation des agriculteurs, vis-à-vis du suivi du traitement des calamitées sécheresses », a-t-il avancé.

Au même titre que l’instauration de 1200 places d’hébergement supplémentaires, dans le cadre du plan grand froid et de l’hébergement d’urgence. Reste en suspens la question de sa longévité sur notre région, alors que celle-ci a connu une valse des préfets ces trois dernières années. « J’espère rester dans cette région autant que possible », s’est il contenté d’affirmer. Simple, mais efficace.

Le nouveau préfet a fait connaissance de ses interlocuteurs institutionnels lors d’un dépôt de gerbes sur l’île du souvenir, au Parc de la Tête d’Or.

Sa vision du métier

« Dans mes précédentes fonctions, j’avais veillé à être un jour par semaine dans chacun des départements de la région Occitanie, de façon à rencontrer ses acteurs. C’est une marque de considération à l’égard des territoires que d’aller les voir. On comprend mieux les choses quand on rencontre les gens. Lorsque les dossiers nous sont soumis, je me sens mieux armé avec d’un côté les analyses, et puis de l’autre, les discussions, les débats, les impressions que j’ai pu avoir en me rendant sur le terrain. J’irai ainsi dans les prochains jours à la rencontre des élus, des associations, des forces économiques et de nos citoyens partout où ils se trouvent dans tous les territoires de la région pour évaluer directement les réalités concrètes de cette région et les besoins du territoire. C’est l’essence même de notre métier que d’être au plus près de l’activité ».

Les possibles manifestations du 17 novembre
« Nous essayons de discuter avec les différents acteurs. Nous serons attentifs aux mouvements déclarés et à ceux, qui ne le seraient pas ».