Par Morgan Couturier

L’ancien champion de France de Kung-fu repart en quête d’un nouveau marathon des sables, quatre ans après sa 7ème et dernière tentative. À 55 ans, le Lyonnais s’aventure dans le désert péruvien, pour ce qui ressemble à son ultime défi.

L’adrénaline a des vertus insoupçonnables. Si bien que sa sensation surpasse toutes les mises en garde. Même les plus tenaces, rabâchées encore et encore par le cercle familial. Sportif aguerri, que ce soit sur le ring ou sur l’asphalte, Patrick Hiriart n’a su la surmonter. Le traileur rechausse ses baskets, quatre ans après son dernier Marathon des sables, bouclé blessé et à bout de forces. « J’ai d’autres défis (un trail non-stop en Mongolie, ndlr) mais je pense que c’est le dernier », laisse-t-il planer. Avant d’expliquer les raisons de son come-back. « C’est un vrai défi de revenir, un vrai défi personnel. J’avais l’impression de ne pas être allé au bout ». Les sept années passées à arpenter le désert marocain, avec des protéines lyophilisées pour seuls repas, n’ont pas suffi à contenter ce grand gaillard de 55 ans.

250 km de course en autosuffisance alimentaire

Patrick Hiriart vise une huitième arrivée. Au Pérou cette fois, au terme de 250 km de courses  – repartis sur 6 jours – dans le très aride désert d’Ica. « Le but est de finir », admet-il, gardant secrètement quelques objectifs personnels. « Je ne sais pas où est la limite mais je sais où elle n’est pas », lui rappelle chaque matin le mémento inscrit sur son mollet. Le danger rangé aux oubliettes, Patrick Hiriart s’est armé de patience, maillot de l’OL sur le dos, en hommage à son ami de toujours, Gilbert Giorgi et son équivalent féminin, Nathalie d’Ambrosio. Une aide phycologique, censée l’aider à surmonter les souffrances du parcours. « C’est beaucoup d’émotions, de larmes. Tu joues un peu avec ta vie », avoue-t-il. Mais sa préparation, sur les hauteurs de sa Corse natale l’ont manifestement rassuré. Les voyants sont au vert, le physique tient la route. Le mental aussi. Pour un dernier périple. « Officiellement j’avais dit dix, mais huit c’est bien. Je pense que c’est le dernier », martèle-t-il. Suspense.

Marathon des Sables au Pérou
Du 26 novembre au 6 décembre 2017