jean_francois_carenco.jpg Première sortie mondaine lors du dîner de gala du corps consulaire – Photo © Fabrice Schiff

 

Par Stina Masson

 

A peine 48 heures après son installation sous les lambris de la Préfecture, le nouveau préfet a convié la presse. L’occasion de se présenter et de répondre aux questions sur les dossiers brûlants du moment.

 

Jean-François Carenco, 58 ans, marié deux enfants, diplômé de l’ENA, a déjà occupé les fonctions de préfet deux fois en région, a connu une expérience outre-mer (Nouvelle-Calédonie) et a été Secrétaire Général des Yvelines. Ces missions, complétées par d’autres responsabilités, confèrent à ce «  malade de la République  » comme il se définit, «  une capacité d’écoute, et un soin particulier à l’étude approfondie des dossiers  ». Retranscription de ses réactions sur les sujets chauds d’actualité :

– la panique causée par la neige : «  Je trouve que les événements ont été plutôt bien gérés. Il me semble normal que les très fortes chutes de neige paralysent un temps la ville, nous ne sommes pas des machines ! ». En réponse au problème du logement des sans-abri suite aux températures glaciales, le préfet annonce l’ouverture imminente d’un troisième espace doté de 100 lits comme solution provisoire.

– les problèmes d’insécurité : «  La lutte contre les trafiquants de drogue sera une de mes priorités. C’est la base de tout, c’est ce qui tue nos enfants ».

– en matière d’emploi : «  Je vais être très attentif aux opportunités de développement de sociétés désireuses de s’installer dans la région. Nous avons besoin d’entreprises industrielles créatrices de richesses et donc d’emploi, il faut en prendre conscience. Je vais d’autre part reprendre activement les actions de mon prédécesseur (ndlr : Jacques Gérault) en matière de non-discrimination à l’emploi et développement de l’apprentissage de la langue française ».

– les infrastructures routières : «  Le problème de l’A45 est un dossier extrêmement difficile, tant au niveau écologique qu’en terme financier. Ma priorité portera bien sûr sur le CEFAL, je vais me plonger sérieusement sur le sujet.  » Et en réponse aux détracteurs du projet, «  les concitoyens sont devenus un peu égoïstes, je ne confonds pas environnement et écologie de gazon, l’intérêt collectif doit primer sur les intérêts particuliers ».

– le projet du Grand Stade : «  Ce sera une décision gouvernementale, et non préfectorale, c’est donc une décision qui me dépasse. Il me faut encore un peu de temps pour me faire une idée sur la question ».

 

Le préfet, qui place la cohésion sociale comme son cheval de bataille, aura du pain sur la planche dans les semaines à venir. Prochain rendez-vous pris avec la presse pour les vœux.