Intense moment d’émotion pour Michel Le Royer, Eric Hugon, Jean-Pierre Champion, maire de Mogneneins, et Arlette Hugon – Photo BML

Par Alain Vollerin

Le 7 juin 2015 fut un jour mémorable pour les véritables gastronomes, les amis et la famille d’Henri Hugon, inoubliable « patron » du restaurant Chez Hugon, dont il fit un rendez-vous incontournable avec son épouse et complice, Arlette.

Il était 11h du matin, et plus de 200 personnes étaient venues de toute la France, et même de Biarritz, comme Romuald, Arnaud, Jean-Philippe, et César. Intense moment d’émotion, quand Eric dispersa les cendres de son père, l’ami Henri, dans une vigne de Villié-Morgon, sur le climat de Château-Gaillard, à quelques mètres de la demeure du regretté Marcel Lapierre, maître du vin naturel. Le maire dombiste de Mogneneins, Jean-Pierre Champion trouva les mots justes, pour dire la personnalité d’Henri Hugon qui avait l’intelligence de ne pas se prendre au sérieux, et de porter sur nos congénères un regard d’une lucidité sans faille. Tolérant, il n’était jamais faible, bien qu’il ait choisi d’adopter un profil à la lyonnaise, tout en nuances, et quelquefois, en virulence, brève, mais efficace.

Combien de fois l’avons-nous vu jouer aux cartes avec Yvon Chatain, Henri Millers, et la rouge Catoche. Il m’avait à la bonne. Après un bref silence, il m’interrogeait. Tu bois un coup ? (du Morgon, bien entendu, indispensable, pour ce natif de Belleville). Et, le souvenir d’André Maréchal, le fabuleux proviseur du lycée du Parc. Saviez-vous qu’il était maître-chanteur, et enchanteur ? Dans la foule, on reconnaissait, les propriétaires du vignoble, Michel Gutti et son fils Sébastien qui nourrira la vigne pour Eric Hugon qui sert déjà dans sa « Hugonnière » cet excellent Château-Gaillard ; Stéphane de chez Guigal ; Monica Jaillot la nièce d’Henri ; Valérie, la présidente des mâchonneuses, et, celle qui le fut pendant dix ans, Laurence Kagialis ; les plumitifs inspirés Jean-Jacques Billon et François Mailhes ; Dominique Galle et son épouse ; Roger Vincent le musicien ; la légendaire Colette Sibilia, et la cultissime Huguette de l’Habit rouge accompagnée d’Arlette et André Boiron ;  Philippe Goudin et son épouse ; Michel Le Royer, comédien illustre qui goûte les ambiguïtés de la vie lyonnaise ; Marie et Alain Larochette (famille Hugon) ; Stéphane Pelletier du Broc Bar ; Alain Bret porteur de sentiments filiaux à l’égard d’Henri Hugon ; Betty Denis, Jean-Claude Neyton, le père de Raphaël Neyton ; le chef du restaurant La Grande à Villefranche, Gaëlle de la Société Ricard ; Jackie d’El Sombrero complice d’Arlette dans l’organisation de ses voyages, etc…

Pour une fois, la météo fut clémente, après l’émotion sincère, la bonne humeur revint, dans un état d’esprit amical et familial, comme l’eut apprécié notre camarade, beaucoup trop tôt enlevé à ses nombreux amis. La nuit tomba, certains ne parvenaient pas à quitter ce lieu de communion. Ils reviendront, puisque à jamais, la présence d’Henri Hugon règnera sur cette parcelle de Château-Gaillard…