Photos © Fabienne Dumas

Propos recueillis par Thierry Lahon (médianet)

Ce soir, ce sont deux amis de plus de trente ans, que nous allons recevoir. C’est donc ensemble qu’ils vont arriver, de concert qu’ils vont rire ou sourire et se retourner sur leur vie, puis, ensemble, repartir. Une belle leçon d’amitié, un vrai moment de bonne humeur, authentique et chaleureuse.

Béryl Maillard est consul de Saint Domingue. Un rayon de soleil à elle seule. La star des cocktails entre Saône et Rhône, déborde, telle une vedette du petit écran que tout le monde connaît, d’une énergie éternellement souriante. On la croise partout, et tout le temps. Bref, ce petit bout de femme est indissociable du paysage people lyonnais. Découvrir sa vie côté vacances semble donc être une évidence, qui va pourtant nous révéler quelques surprises étonnantes.

De Philippe Vorburger on sait que c’est un homme de communication. On sait aussi, que le Vobs a eu mille vies, et qu’il se passionne toujours pour toutes les aventures événementielles lyonnaises. Nul mieux que lui ne sait organiser un événement et lui donner l’aura médiatique qui saura le valoriser. Mais qu’en est-il de ses propres vacances ? Sont-elles préparées avec le même soin ? Nous allons essayer de le savoir…

Si l’on vous dit vacances, à quel mot pensez-vous spontanément?

BM : « Sport ». L’hiver, c’est le ski et l’été, le ski nautique. Mais finalement, tout tourne toujours autour du sport.

PV : « Changement ».  Faire autre chose.  Ne rien faire… ce qui n’est pas la même chose que faire rien ! Pour que je me sente en vacances, il faut que je change, et là, peu importe le pays ou les kilomètres qui me séparent de Lyon ! Seul compte le changement de rythme, qui permet de s’habiller différemment, de chambouler ses habitudes et son quotidien!

Votre enfance ?

BM : J’étais souvent à Nice pendant l’hiver et l’été à Port Grimaud ! A Nice, sur la promenade des Anglais, je me souviens avoir fait de la trottinette avec mon grand-père. J’ai deux frères, Frédéric et Wilfried.

PV : Moi, c’est une petite enfance du côté du territoire de Belfort, chez l’oncle Fernand dit « l’oncle enfer ». Avec lui, j’allais aux chanterelles. Après j’ai découvert Gap, avec mon frère, qui avait une maladie pulmonaire. Il fallait qu’il prenne l’air des Hautes Alpes, aussi pendant de nombreuses années j’ai donc passé de longues vacances dans une  ferme. Je passais mon temps à l’écurie, avec le mulet ou à jouer avec un traîneau. J’ai un frère aîné, Bernard.

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Vos premières vacances d’enfants ?

BM : Je me souviens que mes parents aimaient louer, pendant le mois d’août, une maison de pêcheurs à Port Grimaud. Mais il y avait aussi notre maison de campagne, à la Tour du pin. J’adorais y faire de la trottinette ou du poney ! J’étais très sage ! Je ne crois pas avoir été une petite fille capricieuse ou difficile. A Lyon, nous habitions rue Victor Hugo. Quand nous partions dans le sud, nous prenions l’avion avec mes grands-parents.  Juliette, leur dame de compagnie, nous y rejoignait avec le chauffeur. Ils arrivaient en voiture et avec les bagages. Mon grand-père était consul général de Monaco et papa, lui, consul de Saint Domingue. Il était aussi soyeux, et propriétaire d’une écurie de course.

PV : Mes parents avaient un chalet à Talloires, proche du lac d’Annecy. Nous y passions beaucoup de temps. Ce n’était pas très loin et pour nous y rendre, nous prenions la Versailles de papa. Là-bas, je « martyrisais » mon frère. Par exemple, quand on faisait du canot, je lui expliquais qu’il fallait que ce soit lui qui rame… (Rires) Pour autant, je n’étais pas un sale gosse, certes un petit garçon parfois bagarreur, mais rien de bien méchant. Sinon, j’ai aussi une anecdote originale, une fois installés à Lyon, c’est dans les sous-sols de la préfecture de Lyon que j’ai appris à faire du vélo, je connais ses immenses dédales par cœur !

Un souvenir gustatif ?

BM : Tous les lundis midi, chez ma grand-mère, nous mangions le rôti de veau avec les rognons !

PV : Le Bäckeofe, un plat  typique du nord avec 3 viandes et 3 légumes. Sinon le rôti de veau, purée de ma chère mère !

PV : Concernant les repas, j’ai une anecdote assez drôle. Vers mes 18 ans, suite à un écart de langage qui avait sans doute froissé le paternel… ce dernier m’a privé de dessert… autant dire que je l’avais en travers. J’étais vexé, mais cela m’a permis de prendre mon envol. Je vous raconterai tout ça plus tard. Avec le recul, je crois que ce fut une vraie chance,  finalement, je suis très heureux de l’éducation que j’ai reçue.

BM : Idem pour moi, nous avons eu une éducation stricte, mais c’est finalement de beaux principes, utiles dans la vie.

Des souvenirs TV ?

PV : Moi, j’ai connu les repas avec la radio. La TV, ce ne fut que plus tard.  La première émission dont je me souvienne est une émission voyages, « voyages sans passeports ». Mais plutôt que TV nous sommes de la génération lecture, je dévorais Alix ou Tintin, X13 et Pif le chien. De jolis souvenirs.

BM : Moi, je n’avais pas le droit de regarder la télé. C’était pareil pour la musique. Par contre, nous lisions aussi beaucoup. J’adorais la bibliothèque rose. Vous savez, à table, à la maison, nous ne pouvions parler sans y être invité… C’était une autre époque.

Maintenant, vos premières vacances d’adolescents.

BM : Mes vacances d’adolescente, je les situe vers mes 14 ou 15 ans. C’était à Port Grimaud. La journée, on faisait du ski nautique avec le bateau des parents, on partait pour de joyeux pique-niques et le soir nous avions quartier libre. Ce qui était génial, c’est que pendant les vacances, j’avais le droit d’inviter tous mes amis à la maison. Le soir, nous partions en moto du côté de Saint-Tropez. J’avais une petite Yamaha. Nous sortions en boîte et nous rentrions vers 7h du matin. Autant dire que le matin, c’était plutôt dur de se lever pour aller sur le bateau ! Par contre, même si nous faisions la fête, nous ne buvions pas d’alcool, on dansait, on refaisait le monde. Le reste des vacances, nous allions à la campagne. A cette époque, nous traînions toujours en bandes, que ce soit dans le midi, à Lyon ou à Megève l’hiver…

PV : Moi entre 15 et 18 ans, j’allais à l’île de Ré, avec mes parents. Après, plus tard, je suis parti seul, avec des copains, à l’île d’Oléron. Avec mes parents, c’était plage et vélo. Le soir, ils nous laissent organiser des soirées dans les garages des maisons des uns ou des autres. On y écoutait de la musique, on invitait les copains et copines. Mais je suis d’accord avec Béryl, on ne buvait pas d’alcool, nous étions jus de fruit. Et puis, en ce qui me concerne, comme je n’étais pas un grand danseur, je faisais plutôt l’animateur !  Sinon, le reste des vacances j’allais en Alsace ou à Belfort pour voir ma famille.

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Quel style aviez-vous à cette époque ?

PV : J’avais les cheveux longs !

BM : Moi, j’ai été blonde ! (rires)

Basculons maintenant dans les vacances de jeunes adultes.

PV : Je me souviens avoir fait du camping avec des copains à l’île d’Oléron. Nous y étions allés avec ma 203 noire. Mais je ne suis pas resté longtemps, car avec mes problèmes de dos, dormir sur un matelas était horrible. Je crois même n’y être pas resté une semaine !

BM : Vers mes 22 ans, je me souviens de vacances ou j’étais partie avec ma première voiture et mon petit ami, Patrice. C’était des vacances au ski ! La journée, on était sur les pistes.

Qui finançait vos vacances à cette époque ?

PV : Du fameux jour où j’ai été privé de dessert par mon père… je lui ai dit que je n’avais plus besoin de lui, que je voulais prendre mon indépendance, et être autonome. Donc, pour être cohérent et tenir mon engagement, à 20 ans, j’ai quitté le cocon familial. J’ai pris un appartement avec des potes et pour payer le loyer je me suis lancé dans le commerce en porte à porte. J’ai vendu de la lessive, j’ai été barman et enchaîné de nombreux petits jobs.

BM : Moi, j’étais hôtesse pour des animations commerciales de grandes marques. Cela me permettait de financer mes vacances.

Béryl, passons aux vacances en famille, avec vos enfants ?

BM : C’était vers mes 35 ans. Mes enfants ont aujourd’hui plus de 20 ans. Mon premier voyage, avec eux, s’est déroulé à Saint Domingue qui avait été aussi ma première destination de voyage de jeune femme. J’y étais partie seule. Depuis Saint Domingue j’avais visité la côte sud, jusqu’à Punta cana. Je m’étais ensuite arrêtée au club Med ou ils m’avaient embauchée en tant que GO. Mais pour revenir à mes vacances avec mes enfants, je me souviens surtout que quand mon mari travaillait pendant le mois d’août, nous allions aux courses à vichy, avec mes parents. Je réalise aussi, que finalement, j’ai fait beaucoup de voyages, seule avec mes enfants. Chaque fois, le planning était le même, plage, sport et fête !

Philippe, parlons des vôtres, avec des amis ?

PV : Comme je n’ai pas d’enfants, moi c’était différent. C’était les vacances avec les copains ! Très tôt, j’ai découvert le Maroc. Ce fut à l’occasion d’un séminaire pour les radios locales qui venaient de voir le jour. Je dois avouer que j’ai eu instantanément un coup de foudre pour Marrakech. J’ai immédiatement aimé les couleurs, la lumière et la chaleur de cette incroyable ville. Depuis j’y vais au moins 3 fois par an. J’y ai loué de nombreux riads, et j’ai sillonné le pays avec enthousiasme. J’y ai maintenant quelques amis fideles que j’aime retrouver pour les vacances. Avant le Maroc, toujours avec des amis, j’avais découvert les Etats-Unis, là aussi ce fut un vrai coup de foudre, mais hélas je n’y suis pas retourné… Enfin, depuis quelques années, avec d’autres amis, je me suis essayé aux voyages plus lointains… Du côté de l’Asie, un autre coup de foudre. Ainsi, j’ai eu la chance de visiter Hong Kong, le Cambodge, la Thaïlande et Macao. Pour mon prochain périple asiatique, j’aimerais découvrir la Chine. Je suis toujours curieux de découvrir les gens, leur culture et leurs coutumes.

BM : Cette semaine, je rentre de Tahiti. J’ai passé un mois en Polynésie. C’était superbe. J’ai aussi adoré Las Vegas. En fait, j’adore voyager et prendre l’avion. Je retournerais volontiers à New-York ou Vegas, mais aussi à Bali. Finalement, j’ai du mal à me décider… J’espère que je pourrais refaire tous ces voyages et surtout découvrir de nouveaux endroits comme l’Australie que je ne connais pas. Ah oui, et j’allais oublier les îles… Elles sont ma nouvelle passion, car depuis peu j’ai découvert la plongée, et je crois que j’adore cela. Le sport, toujours le sport !

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Quel est le rythme de vos vacances ?

BM : Pour moi, il y a rarement de grasses matinées… Je suis plutôt lever à 8h30, et tout le monde doit être prêt ! Ensuite c’est plage, natation, plongée, ski nautique et beaucoup de lecture sur la plage. Le soir, après dîner, j’aime tranquillement aller prendre un verre, juste avant le coucher, rarement aux aurores….

PV : En fait, pendant les vacances je m’adapte. Comme je pars souvent avec des amis, ce n’est jamais mon propre rythme. J’aime suivre le rythme de mes compagnons de voyage. Mais où que je sois, le petit-déjeuner du matin est toujours le point de départ d’une journée réussie. Pour moi, c’est très important. Ensuite j’aime les balades, les visites au moment ou le soleil est agréable. L’après-midi, je résiste rarement à une petite sieste. Après, ce peut être plage, piscine ou même encore d’autres visites. Le soir, ce que j’aime vraiment, c’est les dîners entre amis, où l’on refait le monde. Et bien sûr, de temps en temps, je n’ai rien contre une petite fête, mais finalement je ne me couche, moi non plus, jamais très tard. Ce qui est sûr, c’est que je ne fais pas 11 heures d’avion juste pour lézarder. Ce que j’aime, c’est découvrir les pays que je visite.

Vous ramenez beaucoup de choses de vos voyages ?

BM : Oui, beaucoup. Là, je rentre de Polynésie, j’ai ramené beaucoup de trucs, des coquillages, et énormément de photos.

PV : J’en ai ramené beaucoup, mais aujourd’hui beaucoup moins. Je suis comme Béryl, moi aussi, très photos.

Arrivez-vous à couper votre téléphone ?

BM : Je suis parti en bateau pendant un mois, il n’y avait pas de réseau, nous n’avions que l’internet. Je ne me suis connectée que deux fois par semaine. Cela me suffisait.

PV : Quand je suis au Maroc, j’achète un téléphone local. Cela me permet d’appeler mes amis qui vivent au Maroc, les prévenir si je suis en retard. J’aime me sentir local et être déconnecté de mon univers habituel. Par contre, tous les soirs, je me connecte pour lire mes mails et animer mon facebook. Je ne pourrais pas voyager sans avoir la possibilité d’utiliser mon portable quand je le souhaite. Et puis, j’ai mon papa qui est âgé, donc je l’appelle régulièrement, je souhaite être toujours joignable en cas de problème.

Quand vous rentrez de vacances, vous faut-il beaucoup de temps pour retrouver un rythme classique ?

BM : Cela dépend de la destination. Je rentre d’un mois en Polynésie, aussi je suis encore avec mes poissons… et je n’ai qu’une envie c’est de reprendre l’avion !

PV : Cela dépend du décalage horaire, mais généralement ça ne me réussit pas trop mal.

Après ce joli voyage dans l’univers de vos vacances, où vous inviteriez-vous mutuellement ?

BM : En République Dominicaine, il ne connaît pas ! Saint Domingue est une capitale magnifique. Ce serait  une belle culture à découvrir, cher Philippe.

PV : Moi, je proposerais à Béryl de l’emmener à Essaouira, au Maroc. Comme elle est sportive, là-bas on y fait de la planche à voile dans de belles conditions. Le soir, il fait tout juste 20 degrés, donc pas besoin de clim. Je l’inviterais à la villa Maroc, un vieil hôtel colonial, on dînerait au feu de bois, devant une belle cheminée, c’est très beau ! De plus, il y a un avion direct entre Paris et Essaouira… Alors, on part quand ?