Par Bernard Gouttenoire

Improbable duo… tout semble opposer Buffet et Couty et pourtant, à bien chercher, ils ne sont pas éloignés par leur amour de la forme, leur passion de la couleur, leur besoin de la matière et leur quête de la lumière.

Ces éléments (graphiques) concordent chez l’un et l’autre, avec la soif, la rage au ventre -toute figurative – de servir l’homme dans ce qu’il a de terriblement humain. Ainsi pourrait-on résumer l’exposition très réussie, signée Lydia Harambourg, au Musée Jean Couty. C’est ce qu’à l’unanimité les nombreux amateurs d’art présents au vernissage, ont pu retenir du vertige de la confrontation. Il fallait du courage et de la patience pour approcher les tableaux de l’exposition qui mettaient en scène les deux talents.


Entrée dans l’arène avec La corrida ou la mise à mort (1966) de Buffet, qui d’emblée projette la souffrance de la bête, face à ses bourreaux. « C’est mon père, qu’à l’époque les critiques assassinaient, qui est taureau de la scène », lance Nicolas Buffet, fils du peintre. La toile est immense, le sang est partout ! De même lorsque Buffet s’attaque aux maitres anciens, Patrice Giorda (inspiré lui aussi), nous dit « Tant qu’il préserve la chair de la peinture, n’éteint pas la lumière de sa ligne, il reste dans la famille des expressionnistes allemands ou autrichiens ».


Le soir du vernissage où officiait Eric Limoncini en maitre de cérémonie, nous pouvions croiser Danielle Buffet (fille de l’artiste) et Blanche Buffet, Céline Lévy, directrice du Fonds de Dotation Bernard Buffet, Clotilde Scordia, fille de Lydia, historienne d’Art elle-même. Etaient également présents Florent Cottavoz, Olivier Brayer, Jany Jansem, fils de grands maîtres, les peintres contemporains Marie-Thérèse Bourrat, Alain Chevrette, Jean-Marc Requien, Jocelyne Antoine, Serge Champain, Sylvie Charvériat… et les collectionneurs Jean-Bernard Nuiry (patron de la Fondation du Patrimoine), Michel Desvignes (collectionneur de Jean Couty, et de Giorda), ainsi que Michel Estades, Olivier Fiche et le personnel de la galerie Estades de Lyon.

Dans la foule, Anne et Bertrand Ghez, ainsi que le commissaire-priseur Cécile Conan (et son expert Olivier Houg), Muriel Déchant, Nadine Yamanjian et Alain Georges (galeriste lyonnais de Jean Fusaro), Anne-Sophie Philippon directrice de l’agence parisienne de Presse, des hommes de média : Denis Lafay (La Tribune), Laurent Chabbat (Tonic Radio), Marc-Antoine Montoya (France 3), Arnaud Vidal (RMC/ BFM TV), Christophe Mahé (Espace Group), Fred Adam (NRJ), Isabelle Brione et Nathalie Garrido (Le Progrès) sous le haut patronage du vétéran Alain Milliat (Le Tout Lyon Affiches).


Au rayon « amis », signalons les présences du fleuriste Franck Hernandez, du banquier Eric Vernusse, du Saunaman Philippe Crozet, des assureurs Richard et Maxence Rissoan, des galeristes Alain Bernard, Jacques Fabry, Patrice Steffan, Pascal Laguère, et Olivier Dumonteil (fils d’Odyle Collin et de Stevie Dixon, ex Lyon-Poche), de Dominique Yoyo, de Renaud Lavessière, de Marie Rigaud (Le Printemps de Pérouges) et de ses sœurs, de Yolande et Christian Gelpi, de Michel Régnier, adjoint de la culture de Vourles, d’Alain Bliez, des familles Vavro et Bernachon-Bocuse, et de Philippe Jocteur l’incontournable pâtissier de l’île.


Réunis en grappe, les élus lyonnais faisaient naturellement écho au chef-d’œuvre de Buffet L’Académie Goncourt (1956). On notait autour de l’ancien ministre Gérard Collomb, le Président de la Métropole, le préfet de Région, cousin Hub, député de la circonscription… Une présence à la fois protocolaire et humaine indispensable, qui touchait Nicolas Buffet de plein fouet, autant que Charles et Myriam Couty et les adorables petits-enfants des deux maitres), Edouard Couty (Président du Musée Couty) et Simone Couty, (l’épouse du peintre), qui n’ont pas perdu une miette de l’hommage unanime, exceptionnel, rendu aux deux artistes célébrés.

Jusqu’au 14 avril 2019
Musée Jean Couty, Saint Rambert – Ile Barbe
Visites de groupes : 04 72 42 20 00

 Vendredi 12 octobre 2018