Photos © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

Etre invité ou avoir été oublié…. le casse-tête des people lyonnais a trouvé son épilogue lundi 2 novembre dans le somptueux décor du Palais de la Bourse. En 8 ans, cet événement qui fédère, sous la houlette du Progrès et des Toques Blanches Lyonnaises, la planète gastronomique lyonnaise et hexagonale a pris une dimension incontournable.

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Le rituel est immuable. Avant de déguster le dîner de gala, les 430 convives doivent s’infuser le speech du parrain de la soirée. Et celui-là, ils l’ont savouré. Dire que le chef Thierry Marx a fait forte impression, est un euphémisme. Marc Jean, organisateur des Trophées et le président Christophe Marguin n’ont pas eu à hausser la voix pour discipliner les heureux convives. Dès le début de sa prise de parole, l’assistance a vite compris qu’elle avait à faire à une « bestiole ». Sanglé dans un kimono immaculé, le chef doublement étoilé, tout en humilité, a réaffirmé sa passion pour son métier « d’artisan-cuisinier, celui qui possède la maîtrise du geste et du temps ». « Il faut tordre le cou du low-cost, le travail artisanal doit se payer au juste prix ! » De son parcours peu commun (il a été vigile, parachutiste…), qui l’a mené de la Tour d’Argent jusqu’aux cuisines du Mandarin Impérial, Thierry Marx a retenu l’importance de la confiance accordée et de la parole donnée. Et a à cœur de renvoyer l’ascenseur… vers le ciel, à contrario des canons de la pensée (socialiste) dominante du nivellement par le bas. « Un ouvrier qui rêve d’être contremaitre, et un contremaitre qui souhaite devenir patron, c’est le signe d’une société qui va bien ! » a-t-il asséné avec douceur et fermeté, sous les applaudissements. Par la suite, les discours convenus de Gérard Collomb et de Thierry Fremaux ont semblé bien tièdes mais peu importe, les délicieux mets préparés par les jeunes chefs Audrey Jacquier, Jérémy Galvan, Julien Gautier, Sébastien Bouillet étaient quant à eux à bonne température. Tout comme l’ambiance de la soirée et de l’after au Comptoir de la Bourse. Un must. 

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LE PALMARES 2015

Au cours de la soirée animée par Odile Mattéi et xxxx xxxxx, 13 trophées ont été décernés. Peu de surprises mais la confirmation du talent de professionnels que nous vous recommandons tout au long de l’année dans nos colonnes.

Trophée d’honneur Thierry Marx

Accueil Marco Chopin – Brasserie de L’Est

Bouchon Comptoir Brunet – Gilles Maysonnave

Vin et Vigneron Stéphane Ogier – Ampuis

Bistronomie Au Colombier – Frédéric Cote

Cuisine du monde Toto Li Vigni – Lyon 3

Toque blanche de l’année Benoit Toussaint – Chez Paul O

Sommelier Gaétan Bouvier

Carte et dessert Yoann Conte – Veyrier du Lac

Chef espoir Jean-Alexandre Ouaratta – Château de Bagnols

Grande table de l’année Jean Sulpice – Val Thorens

Toque blanche à l’international Guillaume Gomez, chef de L’Elysée

Chef de l’année Arnaud Lallement – L’Assiette champenoise (51)

 

La projection diapos, c’est maintenant !


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