Par Franck Girardet

Enorme coup de froid hier soir sur le Groupama Stadium après l’élimination de l’OL face au CSKA Moscou et cette énième défaite (3-2) depuis le mois de janvier.

Si les joueurs de Bruno Génesio avaient couru autant face aux Russes que certains supporters lyonnais face aux CRS aux abords du stade, peut-être que nous serions à attendre le tirage au sort pour savoir le nom de l’adversaire en quart de finale de l’Europa League. Pour le coup, les solistes lyonnais affronteront leurs égos et nous pouvons être certains qu’ils seront plus brillants que sur la pelouse depuis 2 mois et demi.

Après trois grosses occasions gâchées en 1ère mi-temps dont 2 par Diaz et une par Cornet, l’OL a pris un but peu avant la mi-temps. Egalité sur les deux matches au retour aux vestiaires. La seconde période commençait mieux avec un but à la 58ème du pied… droit de Cornet (si si je vous assure il en a un) qui allait faire le canard pour le célébrer devant les supporters du Virage Nord. Ce qui dénote un état d’esprit quand même particulier mais qui représente bien la mentalité de cette équipe. Quand on fait une première période comme la sienne proche du néant, le minimum est d’être modeste. Mais non, il leur en faut peu pour jouer les cadors.

D’autant plus surprenant que ce garçon est adorable. Les joueurs de Génésio avaient à peine le temps de mettre les mains dans le short pour se faire plaisir (ce qui est leur marque de fabrique cette année) qu’ils déchantaient 2 minutes plus tard avec un second but moscovite. On pouvait espérer un vent de révolte, du coaching… mais non. 3-1 pour le CSKA 5 minutes ensuite (65ème). Génesio changeait 3 joueurs en 4 minutes dont Marcal qui, en toute modestie, n’a pas compris pourquoi il était remplacé et a refusé de serrer la main de son coach. Encore un modeste….

L’OL revenait au score par Diaz à la 71ème minute mais les 20 dernières minutes n’allaient pas suffire pour aller arracher une égalisation. Au coup de sifflet final, une bronca XXL descendait des tribunes mais pas certain que cela touche beaucoup cette « équipe ». On imagine aisément la fureur de Jean-Michel Aulas, coincé chez lui devant son téléviseur. Génesio va être pointé du doigt et sa responsabilité est réelle même si ses joueurs ne l’aident pas beaucoup. Depuis la reprise, néant absolu dans le jeu. Le porteur du ballon est sans solution car aucun de ses partenaires autour n’est en mouvement. Il n’y a pas d’appels de balles, pas de solutions. Aucun collectif, uniquement des solistes.

Dimanche soir, ils vont probablement rentrer du déplacement à Marseille avec les fesses bien rouges vu leur niveau actuel. Après les promesses de cet automne, l’hiver aura été rude. La fin de saison va être très très longue.

Les tops

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 Les flops

  • Marcal pour sa sortie en toute modestie
  • Cornet qui malgré son but a été cataclysmique
  • N’Dombéle qui a perdu de nombreux ballons

 Jeudi 15 mars 2018

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