A Gerland, l’heure est aux grandes manœuvres, avec la rénovation des tribunes du stade et la pose symbolique de la première pierre lors d’une grande fête rassemblant 4000 partenaires et supporters.

En contrebas des nouveaux gradins, les vestiges du stade de Gerland, second du nom, laissent entrevoir l’ancienne courbe des tribunes, bien plus abrupte que son héritière. Invité à poursuivre son œuvre initiée pour la coupe du Monde 98, Albert Constantin – dont le buste sera érigé sur le parvis du stade – n’a pas eu le courage de détruire sa première création. Ou par petites touches çà et là. Les loges et les espaces de réception ont grappillé quelques rangs, afin de répondre à la demande des partenaires du club, de plus en plus nombreux.

En effet, l’avancée des travaux laisse entrevoir une meilleure visibilité pour le public, bien plus proche du terrain qu’il ne le fut sous l’ère OL. Conséquence directe, la jauge du stade va sensiblement se réduire, passant de 41 000 places à 35 000 lors des grandes affiches. Si le directeur général de Serfim, Guy Mathiolon, a érigé l’enceinte lyonnaise « meilleure infrastructure de France », les standards du Top 14 devraient restreindre la capacité du stade à 18 000 personnes en conditions normales. À l’image de la première bataille livrée à domicile, le 2 septembre 2017 face à Brive. Une semaine après la fin de travaux colossaux, facturés 38 millions d’euros à Olivier Ginon et aux autres actionnaires du club. MC

Lundi 10 juillet 2017