Un coq en pâte, notre Jean-Marc ! Photos © Fabrice Schiff

Par Marc Polisson

Ceux qui pensent que Jean-Marc Requien a plus d’ennemis que d’amis à Lyon, devront revoir leur position. Son vernissage, ce jeudi 7 novembre a réuni près de 200 personnes. Malgré la « concurrence » de plusieurs vernissages rue Burdeau et celui du Soleil sur la place.

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Par les temps qui courent, peu d’expositions obtiennent un tel succès. Il faut dire que notre ami Justin Calixte, année après année, a émoussé sa plume pour mieux jouer du pinceau. La bestiole ayant rentré ses griffes, ses bouc-émissaires favoris sont venus gaiement prendre un bain de foule à la galerie Gilbert Riou. Et c’est ainsi qu’au beau milieu des inconditionnels (Fernand Galula, Daniel Perez, Marc Mondou, Stéphane Bachès…), on a pu croiser Jacques Simonet, Denis Trouxe, et même Régis Neyret (ils ne s’étaient pas serré la main depuis 10 ans !). Bien entendu, Jean-Marc continue de râler. Contre les milieux officiels de l’art dit contemporain, à commencer par Thierry Raspail « apparatchik de l’art officiel », qui lui feraient le coup du mépris. Mais ce soir-là, à part le tropézien Henri Perruchon et Gégé 1er, sénateur-maire représenté par son challenger Michel Havard, personne ne manquait à l’appel (excepté le Vobs, trop occupé à sa promotion interne). Même le maître Jacques Truphémus y est allé de son compliment. Afflux de sang au visage : Jean-Marc en a frôlé l’arrêt cardiaque.

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Ce n’est pas sans raison qu’Alain Vollerin, il y a plusieurs années déjà, (ils étaient alors copains comme cochons) l’avait surnommé « le chaînon manquant de la peinture lyonnaise  », regrettant qu’il ait préféré le confort de publicitaire aux aléas de la condition d’artiste. Fidèle à l’enseignement de ses maîtres, Chartres, Vieilly, Sanner, Philibert- Charrin dont il revendique l’héritage, JMR a su s’inventer son propre univers. Ses collages – que je continue de préférer – et même ses peintures ou ses assemblages s’inscrivent totalement dans l’Art d’aujourd’hui. Avec son ami Alain Roche, il revendique avec humour le statut d’ artistes intemporains plutôt que contemporains. Si l’on connaît surtout les collages de cet inventeur d’images , dixit Bernard Gouttenoire, il faut compter désormais avec ses magnifiques assemblages, véritables collages tridimensionnels qui ont beaucoup séduit les invités du vernissage (si l’on s’en réfère aux nombreux points rouges qui les ornaient à la fermeture des portes).

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Quant à sa peinture moins dérangeante que par le passé, pour en parler, laissons la parole à cet amateur d’art éclairé rencontré lors du vernissage. Il explique : «  les dernières peintures de Requien, si elles ne renient rien de ce que l’on appelle l’Ecole lyonnaise , s’appuient désormais sur une palette de couleurs plus audacieuse aux harmonies parfois osées et prouvent qu’il maîtrise complètement l’emploi des valeurs. Cette aptitude n’est pas acquise à tous. Il faut être initié » . Beau compliment nuancé par ceux qui estiment que ses représentations faméliques et décharnées seraient plus à leur place aux cimaises du CHRD.

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L’expo continue jusqu’au 8 décembre 2013. Galerie Gilbert Riou. Rue Vaubecour, à l’angle dela place d’Ainay.  A voir, même si vous détestez Justin Calixte.

 

La projection diapos, c’est maintenant !




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