Par Marco Polisson

Treize ans après avoir reçu la médaille de chevalier de la Légion d’Honneur, le président charismatique de la CPME a été élevé au grade d’officier. Tous les parrains de la ville étaient présents.

« Il y a presque autant de monde qu’au Beaujolais Nouveau ! » s’exclame François Corteel. Et c’est vrai qu’il est rare de voir une telle concentration de VIP ! Le gratin économique et politique lyonnais avait coché la date du 8 avril sur leur agenda surbooké. Une raison à cela : la personnalité atypique du récipiendaire qui a l’art de faire d’une cérémonie généralement barbante un moment festif et humoristique.

Certes son parrain Alain Mérieux a joué son rôle à la perfection louant en François Turcas « l’homme passionné qui a donné sa vie à l’entreprise », « une force de la nature » et « un tribun hors catégorie », rappelant ses 6 années de pensionnat dans le Tarn (avec retour à la maison 3 fois par an !), ses exploits d’alpiniste et de champion de judo… mais en omettant sa récente volonté de fer en matière de bulles.

« On dit que votre épouse est une sainte. J’ai tendance à le croire ! » l’a taquiné Alain Mérieux, déclenchant un tonnerre d’applaudissements de l’assistance.

Fort de ses 3500 adhérents dans le Rhône, le président de la CPME et consul de Russie nous a ensuite gratifié d’un discours 100% remerciements, en n’omettant pas de saluer les grosses légumes présentes (les chefs de cabinet de Vladimir Poutine et d’Emmanuel Macron) ou en les renvoyant dos à dos (Gérard Collomb vs David Kimelfeld ou encore Jean-Michel Aulas vs Olivier Ginon) pour le plus grand bonheur des 500 invités présents.

Et de conclure avec son épouse Ilda : « L’insigne de chevalier est une rose sans épines. Je te la dédie ! » Une déclaration appuyée d’un smack retentissant. A la Russe !

 Lundi 8 avril 2019