Par Morgan Couturier

Menée de huit points à la pause, LDLC ASVEL a su faire preuve de caractère pour se défaire d’une vaillante équipe d’Andorre (79-75), en quarts de finale aller de l’Eurocoupe. Avec du beau monde en tribunes VIP.

Certaines images ne trompent pas et décrivent toute une pensée avant même qu’une syllabe ne soit prononcée. Alors dans les salons VIP de l’Astroballe, il suffisait d’écouter le cœur de Gaëtan Muller battre la chamade pour comprendre que l’ASVEL avait joué avec ses nerfs et ceux du public. La faute à une première mi-temps au cours de laquelle les hommes de Zvezdan Mitrovic ont passé leur temps à courir après le score – sinon le ballon -, chahutés par la vitesse d’Andrew Albicy, les grands segments de Moussa Diagne et une adresse extérieure chaotique, réduite à deux maigres paniers primés lors du premier acte.

Le regard noir du coach villeurbannais suffisait alors à annoncer l’orage à venir. Comme un symbole, la Green Team se montrait plus précise dans la circulation de balle, en dépit d’une défense épique des Andorrans. Derrière la ligne, elle retrouvait même le chemin du cercle, dans le sillage d’un Charles Kahudi réveillé (4/6 à 3pts, 21 points au total), lequel empilait dix-huit unités sur le seul troisième quart-temps, après avoir cumulé les bulles lors des vingt premières minutes.

Bien épaulé par Slaughter (15pts) et Lighty (13 pts), le capitaine sonnait la révolte pour passer devant à dix minutes du terme (64-60), non sans un précieux 16-2 infligé au retour des vestiaires. L’ultime baroud d’honneur hispanique n’y faisait rien, la salle pouvait s’enflammer comme à ses plus belles heures. « Ici, c’est Villeurbanne » accompagnait la sirène du buzzer et déclenchait les liesses de circonstance. Gaëtan Muller pouvait souffler. LDLC ASVEL empoche la première manche.

« On n’a pas gagné la guerre, mais c’était une belle première bataille », évoquait d’ailleurs le président délégué en conclusion, entouré dans l’espace VIP des amoureux du ballon rond que sont Jean-Michel Aulas, Sidney Govou et Bruno Génésio. David Kimelfeld, Jean-Claude Lavorel et Didier Caudard Breille n’étaient eux, jamais bien loin, signe que l’Europe attire les foules.

Mardi 5 mars 2019