Par Franck Girardet

Pour les Lyonnais qui avaient prévu d’aller au stade de France, le 27 avril prochain pour voir la finale de la Coupe de France avec leur club de cœur ce sera relâche.

Ils auront gagné 200€ de pouvoir d’achat. Par les temps qui courent, c’est bien le seul motif de satisfaction après cette soirée haletante au Groupama Stadium qui n’avait pas fait le plein pour cette demi-finale de coupe de France face à Rennes (47 195 spectateurs). Rennes mène juste avant la pause grâce à un but de Niang qui a pris de vitesse un Marcelo qui devient un vrai fardeau pour son équipe. Sa lenteur et son manque de tonicité sont de plus en plus abyssaux. Il a livré une copie cataclysmique. La visite du président Aulas durant la pause, qui a dû leur chanter Ramona, a eu un effet immédiat avec une égalisation rapide de Traoré dès la 47ème minute. Mais Rennes reprenait l’avantage quelques minutes après par une tête de Benjamin André qui, cette fois, humiliait Marcelo dans le domaine aérien.

Le fantôme de Fekir

L’OL poussait mais de manière désordonnée. Seul un pénalty parvenait à les ramener dans le match pour égaliser à 2-2 par Moussa Dembele. Il semble que le staff a enfin compris que Fekir n’était plus l’homme de la situation avec un penalty sur deux loupé cette saison et une manière de les tirer qui frôle la suffisance. Voir l’insuffisance si on veut être en corrélation avec sa saison tellement il est fantomatique avec une influence proche du néant dans le jeu et encore plus dans le leadership. Memphis a fait des tours sur le banc pour moins que cela… Malheureusement, il ne fallut pas attendre très longtemps pour que les Rennais reprennent l’avantage de manière définitive à la 81ème. Bensebaini peut remercier Bertrand Traoré pour qui l’effort défensif s’arrête une fois que l’adversaire occupe les 30 derniers mètres lyonnais. Ce joueur est un fake. Score final : 2-3 et l’OL est éliminé de la Coupe de France.

Des sifflets à destination de Bruno Genesio qui n’est pas aidé par ses joueurs.

Cette équipe manque d’un vrai leader. Chacun joue sa partition plus ou moins bien mais on ne sent aucune sérénité et aucun hâbleur sur le terrain. Quand l’un est pressé ou ne voit pas revenir un adversaire, c’est un néant autour de lui. Aucune communication, c’est du chacun pour soi. Son leader technique (Fekir) est à la cave depuis un bon moment et il serait peut-être bon de laisser les clés du camion à Aouar qui serait largement au- dessus en meneur de jeu, son leader défensif (Marcelo) est totalement à la rue dès qu’il doit accélérer. Ma seule énigme concerne les titularisations répétées de Traoré qui est défensivement passif, offensivement il joue à droite mais ne sait se servir que de son pied gauche, et ses matches sont toujours les mêmes : des chutes en dribblant, un but parfois et aucune influence dans le jeu, à quelques exceptions près. À côté de cela, Terrier et Cornet se morfondent sur le banc.

La reconduction du coach lyonnais a été mise en stand-by jusqu’à la fin de saison.

Côté agapes c’était full en Président box. Jean-Pierre Papin ne buvait pas de Cacolac et n’avait pas besoin de Patator pour être adorable. Eric Abidal venu avec son papa et son ex-agent David Venditelli, heureux de retrouver l’excellent Philippe Tournon, attaché de presse des Bleus pendant 30 ans. Cher Philippe, la Youth League c’est sur un seul match, mais seule une personne sur 19 le sait ! Jackson Richardson (ci-dessus) arpentait aussi l’espace VIP. Côté lyonnaiseries, Gérard Colomb occupait le territoire que David Kimelfeld, occupé avec les éboueurs en grève, avait déserté. Perturbé par l’absence d’André Soulier (retenu at home pour des raisons familiales), notre Julio Iglesias local, Marc Fraysse, nous parlait d’un temps que les moins de 60 ans ne peuvent pas connaitre (décidément les ex-gardiens de but se lancent tous dans la chanson). Quant à Marco Chopin, il avait délaissé le Théodore pour amener son fils Hugo au match. Bref, une ambiance légère et appréciable en dépit du résultat.

Les tops

– Houssem Aouar qui a été le seul lyonnais à la hauteur dans tous les domaines (engagement, technique, courses, appels).

– Léo Dubois qui a mouillé le maillot au moins.

– Moussa Dembele qui se bat sur tous les ballons.

Les flops

– Nabil Fekir qui peut prétendre faire de la figuration dans « Ghostbuster », vu sa maîtrise du rôle sur la pelouse depuis quelques mois (figuration ou fantôme au choix, voir les deux)

– Marcelo qui est encore à l’ADSL quand ses adversaires sont à la fibre optique. Il va finir dans une pub Cegetel car la vitesse lui manque réellement.

– Bertrand Traore, l’arnaque ne prend plus. Entre ses chutes ballon au pied, une implication défensive nulle et un pied droit inexistant, cela suffit.

Mardi 2 avril 2019
Groupama Stadium