A quelques jours de l’ouverture de la 18e Biennale de la danse, le parking LPA de Cordeliers fut le théâtre d’une mise en bouche artistique. Après les différentes expositions orchestrées à République ou Grolée, la société présidée par Louis Pelaez demeure fidèle à sa devise : l’art de la mobilité.

 Timecode, le court-métrage primé au dernier festival de Cannes en a apporté la preuve, un parking peut être un formidable espace d’expression artistique, que se sont empressés d’embellir les acteurs et danseurs du film, Nicolas Ricchini et Lali Ayguade. La Biennale de la Danse n’avait pas encore esquissé le moindre pas, mais « cet apéritif », dixit Myriam Picot, eut le mérité de conforter le potentiel artistique de Lyon Parc Autos porté par son président Louis Pelaez, lequel se plaît « à créer et casser les codes », en témoigne cette « effraction artistique », confiée à Dominique Hervieu.

Défi relevé avec brio, par la réalisatrice en chef de la Biennale de la Danse, laquelle a su donner « un départ surprenant » à ce qui est « l’épicentre mondial de la danse », osa le maire de Lyon, Georges Képénékian. « C’est une tradition de choisir des lieux inédits et de les poétiser », présenta-t-elle. Des valeurs partagées par Lyon Parc Autos, en pointe dans le domaine de l’art. Après Grolée, République et son exposition Andy Warhol, la société lyonnaise s’est trouvé un nouveau « lieu culturel éphémère ». « C’est dans ces espaces que peuvent naître de nouvelles rencontres », a promis Georges Képénékian. Idée primée, idée renouvelée ? MC

 Jeudi 6 septembre 2018